La bavure à l’échalotte

J’en parlais récemment à Butch, un baveur, c’est sale. Crotte, zut, étrons chauds et mous. Très très dégueu. Un vrai baveur, s’entend, à savoir le gros baveur syndicaliste milicien en bottes, qui peut se transformer occasionnellement en criminel selon le contexte (important, le contexte, j’en ai déjà dit un mot) – ce qui arrive fort heureusement assez peu, finalement, même si c’est toujours trop -, ça fait très très, mais alors très mauvais effet. Ça discrédite son mouvement social, ça remue la base et les troupes, ça scandalise les honnêtes militants (ils sont rares mais quand même, ça pourrait se répandre dans la presse).

En revanche, imaginons toute une série de petits accidents, sabotages, menaces, séquestrations “bon enfant”, ou racket contre rançon en espèces sonnantes et trébuchantes. Opérations paramilitaires violentes mais où l’intimidation est l’élément clef pour instaurer la peur des milices syndicales. Elles-mêmes soumises au gratin du Cancer Général du Travail, à l’élite Sudiste, au patronat de Farce Ouvrière, ou même la fine fleur du Front de Gauche tout mélenchonité qui défend bec et ongles ses privilèges contre l’envahisseur étranger, travailleurs immigrés et autres plombiers polonais. La milice syndicale en pleine ratonnade d’immigrés, avec l’aide des gros bras au crâne rasé du NPA, ça la fout mal quelque part.

C’est peut-être à ça que servent les lacrymos et les bonbonnes de gaz.

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