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	<title>Copeau</title>
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		<title>Copeau</title>
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		<title>La Grève, œuvre matricielle d’une génération d’adeptes</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Sep 2011 09:08:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>copeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Litteratura]]></category>
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		<description><![CDATA[Le grand économiste et philosophe Murray Rothbard a fréquenté Ayn Rand et ses disciples. L’ancien patron de la Réserve Fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, ou encore celui de Wikipédia, Jimmy Wales, ou encore Anton Szandor LaVey, le fondateur de l’Église de Satan, ont été de ses adeptes. Le jeu vidéo Bioshock met en scène une cité sous-marine qui s’inspire du ravin de Galt. Le [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=copeau.wordpress.com&amp;blog=7355650&amp;post=298&amp;subd=copeau&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le grand économiste et philosophe <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Murray_Rothbard">Murray Rothbard</a> a fréquenté <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Ayn_Rand">Ayn Rand</a> et ses disciples. L’ancien patron de la Réserve Fédérale américaine (Fed), <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Alan_Greenspan">Alan Greenspan</a>, ou encore celui de Wikipédia, <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Jimmy_Wales">Jimmy Wales</a>, ou encore Anton Szandor LaVey, le fondateur de l’Église de Satan, ont été de ses adeptes. Le jeu vidéo <em>Bioshock</em> met en scène une cité sous-marine qui s’inspire du <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Atlas_Shrugged_(roman)#Synopsis">ravin de Galt</a>. Le dessin animé libertarien <em><a href="http://www.wikiberal.org/wiki/South_Park">South Park</a></em> la met en scène. <a href="http://forum.objectivismonline.net/index.php?showtopic=1784">Angelina Jolie</a> est l’une de ses admiratrices. Les plus grandes célébrités se reconnaissent ou s’identifient à Ayn Rand, petite immigrée russe devenue une icône, de New York à Hollywood.</strong></p>
<p><strong>Comme le souligne <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Alain_Laurent">Alain Laurent</a>, dans sa belle <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2251399038/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=liberauxorg-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2251399038">biographie intellectuelle à paraître demain</a>, la popularité d’Ayn Rand a été telle qu’aux États-Unis, presque tout le monde l’a lue et a eu son « moment Ayn Rand » comme l’a confié Hillary Clinton elle-même. Elle est classée parmi les romanciers du siècle par l’ <a href="http://www.americanwriters.org/writers/rand.asp" rel="nofollow">American Writers</a>. Décryptage d’un phénomène.</strong></p>
<p>Comme l’écrit le magazine <em>Courrier international</em>,</p>
<blockquote><p>On a qualifié les romans d’Ayn Rand de <em>“drogue d’initiation au <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Libertarianisme">libertarianisme</a>”</em>, mais beaucoup d’adeptes de ce courant continuent visiblement à consommer cette drogue longtemps après être entrés dans l’âge adulte. Les livres d’Ayn Rand, dont <em>La Source vive</em> (1943) et <em>La Grève</em> (1957), se vendent chaque année à des centaines de milliers d’exemplaires.</p></blockquote>
<p><strong>Ayn Rand, un culte transgénérationnel</strong></p>
<p><img title="Ayn-Rand-Cult" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/09/Ayn-Rand-Cult-198x300.jpg" alt="" width="198" height="300" /></p>
<p><strong></strong>Alissa Zinovievna Rosenbaum, dite Ayn Rand, est née le 2 février 1905 à Saint-Pétersbourg<strong>.</strong> Elle est tout juste adolescente au moment de la Révolution d’Octobre. Alors qu’elle soutient, au départ, la révolution de Kerensky, elle fuit avec sa famille l’arrivée au pouvoir des bolcheviques. Elle étudie la philosophie à Petrograd. A partir de 1924, elle s’initie aux arts cinématographiques. C’est ainsi qu’elle devient une admiratrice de la société américaine et de ses valeurs d’individualisme et d’optimisme, qu’elle découvre à travers les films d’Hollywood.</p>
<p>En 1926, on lui accorde un visa vers les États-Unis. Elle choisit alors de ne pas retourner en URSS, de fuir le régime collectiviste, et part pour Hollywood. Elle devient scénariste sous la direction du réalisateur et producteur Cecil B. DeMille, qui s’intéresse à elle par hasard, alors qu’elle fait le pied de grue devant son studio. Tout juste naturalisée, Rand travaille très dur comme lectrice de Scénario, pour DeMille, ayant à cœur de se faire une place dans le monde d’Hollywood. Elle écrit des pièces de théâtre, puis son premier roman, en partie autobiographique, <em><a href="http://www.catallaxia.org/wiki/Ayn_Rand:Nous_les_vivants">Nous les vivants</a></em> (<em>We The Living</em>).</p>
<p>Elle écrit peu après <em><a href="http://catallaxia.net/Ayn_Rand,_La_source_vive">La Source Vive</a></em> (<em>The Fountainehead</em>), puis <a href="http://catallaxia.net/Ayn_Rand,_Hymne"><em>Hymne</em></a>(<em>Anthem</em>), dystopie proche des romans d’Huxley ou d’Orwell, qui décrit un monde dans lequel le collectivisme a triomphé. En 1949, <em>La Source vive</em> est adaptée à l’écran, dans un film signé King Vidor, avec Gary Cooper dans le rôle principal, intitulé <em><a href="https://www.wikiberal.org/wiki/Le_Rebelle">Le Rebelle</a></em>.</p>
<p>C’est à cette époque-là qu’elle commence à travailler activement à ce qui sera son roman fleuve, publié en 1957, <em>Atlas Shrugged</em> (<em>La Grève</em>). En 1950, Ayn Rand et quelques proches créent un groupe qui prend par provocation le nom de « Le Collectif », formé par Alan Greenspan, futur président de la Fed et le psychologue Nathanael Blumenthal (qui deviendra Nathaniel Branden, l’auteur de <em>The Psychology of Self-Esteem</em>), futur amant de Rand, sa femme, Barbara Branden, et Leonard Peikoff, profondément influencé par <em>The Fountainhead</em>. Avec ce groupe, qui multiplie les conférences publiques, Rand compte diffuser sa philosophie et ses écrits. Le cercle d’amis prend ainsi un rôle de plus en plus important, aidant Ayn Rand à diffuser son système philosophique, auquel elle donne le nom d’«objectivisme». Sous l’impulsion de Branden, le groupe fonde le Nathaniel Branden Institute (« N.B.I »), qui édite un périodique, <em>The Objectivist</em>, actif de 1962 à 1965. Le périodique devient ensuite <em>The Objectivist Newsletter</em>, de 1966 à 1971. Puis le groupe édite, de 1971 à 1976, une lettre d’information, <em>The Ayn Rand Letter</em>. Ayn Rand y publie des articles, qui forment la base pour ces essais philosophiques, et en premier lieu l’ouvrage <em>The Virtue of Selfishness</em> (<em><a href="http://www.catallaxia.org/wiki/Ayn_Rand:La_vertu_d'%C3%A9go%C3%AFsme">La Vertu d’égoïsme</a></em>) qui développe sa théorie du point de vue éthique. La compilation <em>Capitalism: The Unknown Ideal</em> (1966) regroupe ses études économiques et politiques alors que <em>Introduction to Objectivist Epistemology</em> (1971) présente sa théorie des concepts, sa contribution la plus importante à la philosophie. Rand écrit également une étude esthétique, <em>The Romantic Manifesto</em> (1969).</p>
<p>Elle procède, à partir des années soixante, à des « lecture publiques » dans les plus grandes universités américaines. En 1961, elle publie <em>For the New Intellectual</em>le le 24 mars et fait une conférence au Ford Hall Forum, « The Intellectual Bankruptcy of Our Age » le 26 mars. Le Ford Hall Forum devient le lieu privilégié de ses conférences qui ont lieu de 1962 à 1976. Elle réalise également des allocutions et des ateliers (<em>workshops</em>) au Nathaniel Branden Institute qui ouvre en janvier 1962. Le même mois le premier numéro de <em>The Objectivist Newsletter</em> est publié.</p>
<p>La popularité de Rand s’accroît également. De plus en plus sollicitée par les journaux, elle signe, le 17 juin 1961, sa première intervention dans la « Weekly column » du <em>Los Angeles Times</em> qu’elle animera quelques années durant. Ses conférences sont toutes enregistrées et diffusées aux États-Unis et dans d’autres pays. Ayn Rand enseigne par ailleurs dans de nombreuses universités à partir de 1960, à Yale, à Princeton et à Columbia. Elle enseigne également à Harvard, à l’université du Wisconsin, à l’université Johns Hopkins et au MIT. Elle s’exprime sur tous les thèmes de société où sa morale objectiviste peut trancher : l’égalité des sexes et l’homosexualité, le racisme et le travail.</p>
<p>Ayn Rand a eu également une profonde influence sur des penseurs et des personnalités contemporains tels John Hospers (le premier candidat du parti libertarien aux élections présidentielles américaines de 1972), George Hamilton Smith (pédagogue et auteur libertarien), le philosophe et épistémologue Allan Gotthelf, les philosophes et universitaires Robert Mayhew (auteur de <em>Essays on Ayn Rand’s Atlas Shrugged</em>) et Tara Smith, l’économiste George Reisman, le psychologue Edwin A. Locke, créateur de la <em>goal-setting theory</em>, l’historien Robert Hessen, et les politologues Charles Murray (créateur de l’American Enterprise Institute) et Peter Schwartz. Selon Pierre Lemieux, Rand, en dépit de son aversion pour l’anarchie, est également un modèle des mouvements anarcho-capitalistes. Les théoriciens anarchistes et minarchistes Murray Rothbard et Robert Nozick reconnaissent l’apport de Rand, dans le champ éthique surtout. L’écrivain, prix Nobel de littérature, Mario Vargas Llosa est un de ses admirateurs. Même le président russe Vladimir Poutine connaît et admire ses écrits.</p>
<p>L’ancien président de la « Fed » en particulier, Alan Greenspan, a beaucoup été influencé par Rand et déclara à son propos : « Elle m’a montré que le capitalisme n’est pas seulement efficace, mais aussi moral ». Ayn Rand a aussi eu une influence sur James Clavell, George Reisman, Alan Greenspan, Terry Goodkind et le professeur de marketing Jerry Kirkpatrick. L’ancien président des États-Unis, Ronald Reagan se dit lui-même un admirateur de Rand, dans sa correspondance privée. Le dessinateur de comics Steve Ditko est un lecteur de Rand. Parmi d’autres personnalités publiques, l’actrice Angelina Jolie et son mari et acteur Brad Pitt, Frank Miller, Vince Vaughn ou Ron Paul, candidat à la Présidence américaine, se disent influencés par l’objectivisme d’Ayn Rand.</p>
<div id="attachment_46668"><a title="wikipedia-Wales" href="http://copeau.wordpress.com/?attachment_id=46668" rel="attachment wp-att-46668"><img title="wikipedia-Wales" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/09/wikipedia-Wales-244x300.jpg" alt="" width="244" height="300" /></a>Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia et admirateur d&#8217;Ayn Rand</p>
</div>
<p>Ayn Rand est admirée par Jimmy Wales, le fondateur de l’encyclopédie libre Wikipédia. Ayant lu <em>La Source Vive</em>, il se qualifie lui-même de libertarien : « La catégorie de personnes dans laquelle je peux le mieux me considérer serait celle des libertariens » dit-il. La pensée de Rand « colore tout ce que je fais et tout ce que je pense ». Wales a ainsi animé, de 1992 à 1996 une mailing list électronique nommée <em>Moderated Discussion of Objectivist Philosophy</em>. Il donna une interview qui fit la première page du numéro de juin 2007 du magazine libertarien<em>Reason</em>.</p>
<p>Un groupe d’entrepreneurs décidés à fonder une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Micronation">cryptarchie </a>en 1998, baptisée « Laissez Faire City » d’abord en Indonésie, sur l’île de Bintan, puis au Costa Rica voulaient mettre en application les directives objectivistes. Le projet échoua faute de trouver un territoire libre et en dehors de tout contrôle étatique.</p>
<p>En 1985, Leonard Peikoff, en qui Rand avait totale confiance pour représenter sa philosophie, fonde le <em>Ayn Rand Institute</em> (ARI), qui a pour but de « faire connaître la pensée de Rand aux jeunes générations, de soutenir et développer ses idées, et de promouvoir les principes de la raison, de l’intérêt privé rationnel, des droits individuels et du capitalisme du laissez-faire le plus largement possible ». En 1989, David Kelley crée quant à lui l’<em>Institute for Objectivist Studies</em>, devenu <em>The Atlas Society</em>, et qui s’intéresse davantage à la dimension philosophique et universitaire des travaux d’Ayn Rand. En 2000, l’historien John McCaskey organise l’<em>Anthem Foundation for Objectivist Scholarship</em>, qui offre des bourses et des récompenses pour des écrits universitaires liés à l’objectivisme, pour les universités de Pittsburgh et du Texas à Austin. L’association américaine <em>Rebirth of Reason</em> fondée en 2005 par Joseph Rowlands et qui siège à Santa Clara, en Californie regroupe la plupart des continuateurs de l’objectivisme.</p>
<p>En France, <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Alain_Laurent">Alain Laurent</a>, philosophe et essayiste, fonda la <em>Ayn Rand French Society</em>, avec <a href="http://catallaxia.net/Jos%C3%A9_Luis_Goyena">José Luis Goyena</a>. Laurent a écrit <em><a href="http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100514770&amp;fa=author&amp;person_id=768">La Philosophe Libérale</a></em> et <em><a href="http://archives.contrepoints.org/-Le-Liberalisme-americain-.html">Le Libéralisme américain : Histoire d’un détournement</a></em> et est directeur de la collection « Bibliothèque des Classiques de la Liberté » aux éditions Belles Lettres ; il est considéré comme le spécialiste français des écrits de Rand. La Ayn Rand French Society organise des conférences pour présenter la pensée libérale et réalise des articles, tous publiés dans le périodique numérique <em><a href="http://web.mac.com/nouvel1dividualiste/">Le Nouvel 1dividualiste</a>.</em></p>
<p>Jim Powell, du Cato Institute, considère Ayn Rand comme l’une des trois plus importantes femmes du mouvement libertarien moderne américain, aux côtés de <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Rose_Wilder_Lane">Rose Wilder Lane</a> et d’<a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Isabel_Paterson">Isabel Paterson</a>. Alain Laurent parle lui des <em>Founding Mothers</em> (« les mères fondatrices ») du néo-libéralisme. Pourtant, Rand a toujours refusé d’être considérée comme une théoricienne du mouvement libertarien.</p>
<p>Le mouvement philosophique pro-technologique dit de l’« <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Extropianisme">extropianisme</a> », ainsi que celui du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Transhumanisme">transhumanisme</a>, reconnaît dans les concepts d’égoïsme et de productivité de Rand des valeurs ontologiques fondatrices. Dans ses<em>Principles of Extropy</em>, le fondateur de ce courant de pensée, Max More définit l’« optimisme pratique » (« <em>practical optimism</em> »), l’« auto-transformation » («<em>self-transformation</em> »), ainsi que l’« auto-direction » (« <em>self-direction</em> ») en référence aux considérations de l’Objectivisme ; les parallèles étant en effet nombreux. L’Objectivisme étant une philosophie qui vante le progrès scientifique et technique, à la manière du scientisme, des courants technophiles comme celui dit du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Neo-tech">Neo-Tech</a> et qui a pour but l’élimination du mysticisme de la pensée humaine, se revendiquent « néo-Objectiviste »</p>
<p>La doctrine de l’égoïsme radical et de l’individualisme d’Ayn Rand a été récupérée par nombres de personnalités sectaires ; Rand est ainsi l’un des principaux auteurs cités dans la <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bible_satanique">Bible de Satan</a> </em>d’Anton LaVey, qui explique que sa religion est « uniquement la philosophie d’Ayn Rand à laquelle a été ajoutée des cérémonials et des rituels »</p>
<p>De nombreux dessins animés américains font référence à Rand. Un épisode de<em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Futurama">Futurama </a></em>imagine Rand dans le futur alors qu’elle vit dans les égouts. Un épisode de <em><a href="http://www.wikiberal.org/wiki/South_Park">South Park</a></em> parle d’<em>Atlas Shrugged</em> comme d’un « morceau de déchet » alors que de multiples références sont faites dans <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Simpson">Les Simpsons</a></em>, particulièrement dans l’épisode « Four Great Women and a Manicure » où une allusion critique est faite au livre <em>La Source vive</em>.</p>
<p>Des jeux télévisés font également référence à Rand, <em>Jeopardy!</em> mais aussi des séries dramatiques, <em>Gilmore Girls</em> (2000) et <em>Mad Men</em> (2007), ou des émissions comiques (<em>The Colbert Report</em>…).</p>
<p>Le groupe de rock canadien <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Rush">Rush</a>, dans l’album <em>2112</em> fait référence au monde décrit dans <em>Anthem</em>. En littérature, l’écrivain objectiviste Kay Nolte Smith présente un roman à clef, <em>Elegy for a Soprano </em>inspiré par le groupe du Collectif avec Rand et Branden. Le roman de William F. Buckley, <em>Getting it Right</em> fait également allusion à Rand. Le jeu vidéo <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bioshock">BioShock </a>utilise des éléments de l’action du livre <em>La Grève</em>. Sublime et monumentale cité sous-marine à l’architecture Art déco cachée au fond de l’Atlantique, Rapture, la cité de BioShock, est édifiée en 1946 par Andrew Ryan, un mégalomane déçu par le communisme et le capitalisme. Conçue pour abriter des génies, Rapture est une sorte d’utopie anarchiste imprégnée de la philosophie individualiste d’Ayn Rand. Une ville où « les grands ne seraient pas humiliés par les petits ». Une cité peuplée d’ »hommes » (qui « construisent à la sueur de leur front »), et non de « parasites » (qui « profitent de richesses créées par d’autres »).</p>
<p>Le visage de Rand apparaît sur un timbre crée le 22 avril 1999 à New York par le United States Postal Service.</p>
<p>« Whoisjohngalt » est un code dans l’extension Frozen throne de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Warcraft_3">Warcraft 3</a>pour obtenir de façon rapide l’ensemble des améliorations disponibles.</p>
<p><strong>L’objectivisme, un OPNI (objet philosophique non identifié)</strong></p>
<p>L’objectivisme a pour vocation de refonder la philosophie moderne et la pensée capitaliste, en l’affranchissant de tout sentimentalisme stérile et de tout mysticisme. <a href="http://www.contrepoints.org/2010/10/30/5687-ayn-rand-pour-les-nuls">Dans cet article</a>, Ayn Rand elle-même résume sa pensée, quelle veut révolutionnaire, l’<a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Objectivisme">objectivisme</a>, ainsi :</p>
<blockquote><p>Lors d’une conférence de presse chez Random House, précédant la publication d’Atlas Shrugged, un lecteur m’a demandé si je pouvais présenter l’essence de ma philosophie en quelques mots. Je l’ai fait comme suit :</p>
<p>1. Métaphysique : la réalité objective</p>
<p>2. Épistémologie : la raison</p>
<p>3. Éthique : l’accomplissement de soi</p>
<p>4. Politique : le capitalisme</p>
<p>Si vous déteniez ces concepts dans une totale cohérence, comme la base de vos convictions, vous disposeriez d’un système philosophique complet pour orienter le cours de votre vie. Mais les maintenir avec une cohérence totale, les comprendre, les définir, les prouver et les appliquer, exige des heures de réflexion.</p>
<p>Ma philosophie, l’objectivisme, soutient que :</p>
<p>1. La réalité existe comme un absolu. Les faits sont les faits, indépendamment des sentiments humains, des souhaits, des espoirs ou des craintes.</p>
<p>2. La raison (la faculté qui identifie et intègre les éléments fournis par les sens de l’homme) est le seul moyen de percevoir la réalité, sa seule source de connaissance, son seul guide d’action et son seul moyen de survie.</p>
<p>3. Tout homme est une fin en lui-même, et non un moyen pour les autres. Il doit exister pour lui-même, et non se sacrifier pour autrui, ni sacrifier autrui à lui-même. La poursuite de son intérêt rationnel ou de son propre bonheur est le plus haut but moral de sa vie.</p>
<p>4. Le système politico-économique idéal est le capitalisme de laissez-faire. C’est un système dans lequel les hommes se considèrent entre eux, non comme des victimes et des bourreaux, ni comme des maîtres et des esclaves, mais comme des commerçants, par des échanges libres et volontaires, dans leur intérêt mutuel. C’est un système dans lequel aucun homme ne peut obtenir quelque chose des autres par le recours à la force physique, et dans lequel aucun homme ne peut user de la force physique contre les autres. Le gouvernement agit seulement comme une agence de protection des droits, il n’utilise la force physique que pour des représailles et seulement contre ceux qui prennent l’initiative de son usage, tels que des criminels ou des envahisseurs étrangers. Dans un système de capitalisme intégral, il devrait y avoir (mais, historiquement, cela n’a jamais existé) une séparation complète de l’État et de l’économie, de la même manière et pour les mêmes raisons que la séparation de l’État et l’Église.</p></blockquote>
<p>Pour plus de précisions sur la pensée objectiviste, vous pourrez examiner ce<a href="http://www.institutcoppet.org/atelier/guide-objectivisme-randien/">diaporama fort didactique</a> de Damien Theillier.</p>
<p>L’objectivisme est-il une philosophie entièrement nouvelle, qui marque le point de jonction entre Aristote et les Modernes, comme le prétendent les zélateurs de Rand ? Est-ce, au contraire, un embrouillamini de thèses absconses et confuses ? S’il est indéniable que la pensée de Rand a marqué les esprits, le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’a pas fait l’unanimité autour d’elle.</p>
<p><strong>Sociologie des randroïdes</strong></p>
<p><a title="atlas_shrugged2" href="http://copeau.wordpress.com/?attachment_id=46347" rel="attachment wp-att-46347"><img title="atlas_shrugged2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/09/atlas_shrugged21-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Chronicart, dans son <a href="http://www.chronicart.com/chroprint/chro73.php">dernier numéro</a>, parle de Rand comme d’une « personnalité hors du commun, sorte de<em>Madame Figaro</em> avec des couilles ». Et c’est peu dire que Rand et ses successeurs ne se sont pas fait que des amis.</p>
<p>En premier lieu, il convient de noter que Rand détestait le libertarianisme, elle écrit dans <em><a title="Philosophy: Who Needs It (page inexistante)" href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Philosophy:_Who_Needs_It&amp;action=edit&amp;redlink=1">Philosophy: Who Needs It</a></em>, « What can one do? » :</p>
<dl>
<dd>
<blockquote><p><em>Par-dessus tout, ne joignez pas les mauvais groupes ou mouvements idéologiques, dans l’intention de « faire quelque chose ». Par « idéologique » (dans ce contexte), je veux dire les groupes ou mouvements se proclamant de vagues objectifs politiques généralisés, mal définis (et, habituellement, contradictoires). Par exemple le parti conservateur, qui soumet la raison à la foi, et remplace le capitalisme par la théocratie ; ou les hippies « libertariens », qui soumettent la raison aux frivolités, et remplacent le capitalisme par l’anarchie. Joindre de tels groupes signifie renverser la hiérarchie politique et prostituer des principes fondamentaux au nom d’une action politique superficielle qui est condamnée à échouer. Cela veut dire aider à défaire vos idées, et la victoire de vos ennemis.</em></p></blockquote>
</dd>
<dd></dd>
</dl>
<p>Les écrits et la philosophie d’Ayn Rand ont été la cible de diverses critiques, tenant soit à sa personnalité, à son système d’idées ou à son style littéraire.</p>
<p>La contestation de l’altruisme de la part d’Ayn Rand a d’abord attiré des critiques d’ordre éthique. Par exemple, l’écrivain Gore Vidal formule ainsi en 1961 : « Dès lors que nous devons vivre ensemble, dépendants les uns des autres, l’altruisme est nécessaire à la survie ». Il explique la popularité d’Ayn Rand en ces termes : « Elle a un grand attrait pour les gens simples, perdus dans une société organisée, réticents à payer des impôts, n’aimant pas l’État providence, qui se sentent coupables face à la souffrance des autres mais voudraient durcir leur cœur. Elle leur propose une prescription alléchante : l’altruisme est source de tous les maux, l’intérêt individuel est le seul bien, et si vous êtes stupide ou incompétent, c’est votre problème. »</p>
<p>La présentation de la vie d’Ayn Rand est elle-même sujet à controverse. Dans<em>The Passion of Ayn Rand’s Critics</em>, James Valliant axe son étude sur les manipulations biographiques possibles faites par Nathaniel Branden et sa femme de la vie de la philosophe après sa mort. Pour Valliant, les héritiers de Rand ont embelli son parcours et dissimulé certaines notes de son journal.</p>
<p>Surtout, l’anarcho-capitaliste <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Rothbard">Murray Rothbard</a>, dans <em><a href="https://www.liberaux.org/topic/25018-sociologie-du-culte-dayn-rand-par-rothbard/">Sociologie du culte d’Ayn Rand</a></em> (1972), a certainement tenu les propos les plus durs à l’endroit de Rand et de ses adeptes. Celui-ci, qui initialement n’appréciait guère Rand, avait changé d’avis suite à la lecture de son magnum opus, <em>La Grève</em>, et s’était rapproché de Rand et de son mouvement « objectiviste ». Grâce aux succès de ses œuvres de fiction, principalement <em>La Source vive</em> et <em>La Grève</em>, elle avait déjà attiré vers elle beaucoup de monde, dont un grand nombre de jeunes.</p>
<p><img title="december2009" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/09/december2009-228x300.jpg" alt="" width="228" height="300" /></p>
<p>L’association de Rothbard et de Rand ne dura pas, notamment en raison de la lassitude qu’éprouvaient les Rothbard à devoir fréquenter assidûment un groupe de gens qui, tout en se piquant d’individualisme et de rationalité, faisaient en réalité partie d’une secte au sein de laquelle la parole du gourou était sacrée. La rupture vint lorsque Rothbard refusa de divorcer de sa femme, à laquelle la secte farouchement athée reprochait sa foi catholique « irrationnelle », pêché frappé d’excommunication. Les Rothbard furent donc dûment rejetés dans les ténèbres de « l’irrationalité » suite à un simili-procès auquel ils ne se présentèrent pas. L’incident aurait pu être comique si Rothbard, naïf pour une fois, n’avait accepté, à l’instar de bon nombre d’autres disciples, de commencer une thérapie auprès du second du gourou, Nathaniel Branden, dans l’espoir de se débarrasser d’une phobie du voyage qui lui empoisonnait la vie. Branden, mu sans doute par la volonté de punir l’impénitent de sa défection, divulguait les confidences de son patient à qui voulait les entendre. Ne craignant décidément pas le ridicule, les Objectivistes reprochèrent par ailleurs à Rothbard d’avoir « volé » à leur mentor l’idée que l’homme ne possède pas de connaissances innées et que la raison est le meilleur guide de son action, dont elle prétendait être le créateur. L’accusation amusa semble-t-il beaucoup Mises.</p>
<p>Rothbard a des mots très durs pour brocarder ceux que l’on commence à nommer les « <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Randro%C3%AFde">randroïdes » </a>et pour exposer le caractère sectaire des adeptes de Rand :</p>
<blockquote><p>« non seulement la secte d’Ayn Rand était explicitement athée, anti-religieuse, non seulement elle glorifiait la Raison, mais elle professait une dépendance de type maître-esclave envers le gourou au nom de l’indépendance, une adoration et une obéissance au chef au nom de l’individualité de chacun et une croyance aveugle dans le gourou au nom de la Raison »</p>
<p>Presque tous ses membres firent leurs premiers pas dans le culte en lisant le long roman de Rand <em>La Grève</em>, qui paru fin 1957, quelques mois avant la naissance du culte. Entrer dans le mouvement au travers d’un roman signifiait que la force motrice de la conversion, malgré les hommages répétés à la Raison, était bien une émotion fébrile. Très rapidement, l’adepte se rendait compte que l’idéologie randienne résumée dans Atlas était complétée par quelques essais et, en particulier, par un magazine mensuel, The Objectivist Newsletter (qui devait plus tard devenir The Objectivist).</p>
<p>Comme tout culte se fonde sur la foi en l’infaillibilité du gourou, il devient nécessaire de tenir ses fidèles dans l’ignorance des écrits contradictoires des incroyants, susceptibles de détourner les membres du droit chemin. Comme le proclamaient les anciens musulmans : « Brûlez tous les livres, car toute vérité est dans le Coran ! » Les cultes doivent cependant aller plus loin, car ils essaient d’inculquer à chaque membre une vision rigide et intégrée du monde. Tout comme les communistes avaient pour consigne de ne pas lire de littérature anticommuniste, le culte randien est aller jusqu’à distribuer un Index des Livres Autorisés. Comme la plupart des néophytes randiens étaient à la fois jeunes et relativement incultes, une orientation soigneuse de leur lecture garantissait qu’ils resteraient constamment ignorant des idées ou arguments non ou anti-randiens (sauf quand ils étaient brièvement abordés dans les publications randiennes, de manière brutale, d’une façon extrêmement déformée et sur un ton autoritaire).</p>
<p>Toutes les nuits, les randiens du sommet donnaient un cours aux différents membres, sur divers aspects de la « ligne du parti » : sur les bases, la psychologie, les œuvres de fiction, le sexe, la pensée, l’art, l’économie ou la philosophie. (Cette structure reflète la vision utopique exprimée dans Atlas Shrugged, où héroïnes et héros passent leurs soirées à apprendre les uns des autres.)</p>
<p>Rater ces cours vous causait de grands soucis dans le mouvement.</p>
<p>La pensée de Rand continue à gagner des défenseurs, en dépit de la critique continuelle la qualifiant de « mal construite et peu méthodique ». Son style est ainsi décrit, même au sein de ses partisans, comme étant « littéraire, hyperbolique et émotionnel ». Le philosophe Jack Wheeler note « la grandiloquence incessante et la décharge continue de haine des écrits de Rand », en dépit de cela, il voit son système éthique comme « le plus achevé et le plus fécond des études contemporaines ». Enfin, le populaire et satirique <em>The Philosophical Lexicon</em> réalisé par les philosophes Daniel Dennett et Asbjørn Steglich-Petersen, définit le « rand » comme « une tirade énervée due à une erreur philosophique occasionnelle et/ou une preuve d’une corruption morale ineffable. Quand je questionne cette seconde prémisse, je tombe dans un rand »</p></blockquote>
<p><strong>Que reste-t-il aujourd’hui de Rand ?</strong></p>
<div id="attachment_44649"><a title="atlas" href="http://copeau.wordpress.com/?attachment_id=44649" rel="attachment wp-att-44649"><img title="atlas" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/09/atlas-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>La Grève, version féminine</p>
</div>
<p>L’héritage de Rand, à l’image de sa pensée et de ses adeptes, est controversé. Beaucoup considèrent que les concepts clefs de la philosophie randienne, à savoir, l’égoïsme érigée comme valeur suprême positive, n’a vraiment rien d’original. En effet, lorsqu’on lit ou (re)lit un grand nombre d’auteurs du XIXe siècle, en particulier Allemands notamment, on ne peut que rester dubitatif devant les apports réels que Rand a pu apporter à l’histoire de la philosophie. On pense bien évidemment à <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Max_Stirner">Max Stirner</a>, tant l’auteur de <em>L’Unique et sa propriété </em>a, lui aussi, reversé les perspectives. Mais il faudrait tout autant citer la philosophie de Kant, celle de Hegel, les auteurs anarcho-individualistes de la fin de XIXe et du début du XXe (<a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Han_Ryner">Han Ryner</a>, <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Georges_Palante">Georges Palante</a>, mais aussi <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/%C3%89mile_Armand">Emile Armand</a>,<a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Anselme_Bellegarrigue">Anselme Bellegarrigue</a>, ou encore <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Lysander_Spooner">Lysander Spooner</a> et <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Benjamin_Tucker">Benjamin Tucker</a>), qui ont apporté une pierre à l’édifice de la pensée contemporaine au moins aussi importante, sinon plus, que celle de l’objectivisme. Rand, qui refusait d’accorder le moindre crédit à des penseurs plus anciens, et refusait même de les lire, a fait montre, ici, d’une incroyable fermeture d’esprit. Un prophète a du mal à lire d’autres prophètes.</p>
<p>La démonstration sociale et économique réalisée par Rand ne fait pas non plus l’unanimité. L’argumentaire qu’elle développe dans ses écrits a déjà été écrit des milliers de fois et depuis plusieurs siècles déjà, par beaucoup d’économistes et de philosophes qu’on qualifie maintenant de libéraux classiques (ou de classiques libéraux).</p>
<p>C’est probablement la dimension romanesque de ses écrits qui reste la plus originale et la plus vivante de nos jours. Par ses romans, <em>La Grève</em> en particulier, elle a su décrire une vague d’indignation face à un monde qui s’écroule, un sentiment de révolte et de lutte, qui, pour le peuple américain, a fait et continue de faire vibrer de nombreuses cordes sensibles. Un peu comme l’<em>Indignez-vous !</em> de Stéphane Hessel, toutes proportions gardées et sur un registre pour le moins différent, fait vibrer les cordes européennes.</p>
<p><strong></strong>À lire :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2251399038/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=liberauxorg-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2251399038">Alain Laurent, <em>Ayn Rand, La Passion de l’égoïsme rationnel</em></a>, les Belles Lettres, coll. Penseurs de la liberté, 2011.</li>
<li><a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Rand">Ayn Rand</a> sur Wikibéral et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ayn_Rand">Wikipédia</a></li>
<li><a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Objectivisme">Objectivisme</a> sur Wikibéral</li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/2011/09/05/44198-qui-est-ayn-rand">Qui est Ayn Rand</a>, par Damien Theillier</li>
<li><a href="http://www.catallaxia.org/wiki/Ayn_Rand:Nous_les_vivants">Analyse de <em>Nous les vivants</em></a>, par Fabrice Copeau</li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Source_vive">La Source vive</a>, sur Wikipédia</li>
<li><a href="http://www.catallaxia.org/wiki/Ayn_Rand:Anthem">Anthem</a>, par Patrice Vézine</li>
<li><a href="http://www.catallaxia.org/wiki/Ayn_Rand:Sociologie_du_culte_d%27Ayn_Rand">Sociologie du culte d’Ayn Rand</a>, par Murray Rothbard</li>
<li><a href="http://www.catallaxia.org/wiki/Ayn_Rand:La_vertu_d%27%C3%A9go%C3%AFsme">La Vertu d’égoïsme</a>, par Patrice Vézine</li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/2011/09/22/44559-la-greve-en-librairie">le dossier <em>de notre Édition spéciale consacrée à La Grève</em></a>, sur Contrepoints</li>
</ul>
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		<title>Le Must Read de la Rentrée  (via Purenrgy&#8217;s Blog)</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Sep 2011 07:47:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>copeau</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A lire le 22 septembre ! La lecture étant mon outil d’épanouissement de prédilection (cf article Comment Vous Autoprogrammer Positivement), voici un véritable must read à mettre au top de votre liste : La Grève, version francophone tant attendue du roman « Atlas Shrugged » de Ayn Rand. Le livre connait une popularité grandissante dans le sillage de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=copeau.wordpress.com&amp;blog=7355650&amp;post=297&amp;subd=copeau&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A lire le 22 septembre !<br />
<blockquote cite='http://purenrgy.wordpress.com/?p=1883' style='overflow:hidden;'>
<p><a href='http://purenrgy.wordpress.com/?p=1883' title='Purenrgy&#039;s Blog'><img src="http://purenrgy.files.wordpress.com/2011/08/la-grc3a8ve-ayn-rand.jpg?w=100&#038;h=100&#038;h=100" width="100" height="100" alt="Le Must Read de la Rentrée " class="align-left thumbnail alignleft left" style="max-width:100%;" /></a> La lecture étant mon outil d’épanouissement de prédilection (cf article Comment Vous Autoprogrammer Positivement), voici un véritable must read à mettre au top de votre liste : La Grève, version francophone tant attendue du roman « Atlas Shrugged » de Ayn Rand. Le livre connait une popularité grandissante dans le sillage de la récession de la fin des années 2000 et grâce à sa sortie au cinéma il y a quelques mois; Atlas Shrugged se positionnait a &#8230; <a href='http://purenrgy.wordpress.com/?p=1883' title='Purenrgy&#039;s Blog'>Read More</a></p>
</blockquote>
<p><small>via <a href='http://purenrgy.wordpress.com/?p=1883' title='Purenrgy&#039;s Blog'>Purenrgy&#039;s Blog</a></small></p>
<br /> Tagged: <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/22-septembre-2011/'>22-septembre-2011</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/actualite/'>actualite</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/atlas-shrugged/'>atlas-shrugged</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/ayn-rand/'>ayn-rand</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/best-sellers-amazon/'>best-sellers-amazon</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/capitalisme/'>capitalisme</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/crise-economique/'>crise-economique</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/culture-2/'>culture-2</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/developpement-personnel/'>developpement-personnel</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/economie/'>economie</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/esprit-dentreprise/'>esprit-dentreprise</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/etatisme/'>etatisme</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/independance/'>independance</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/john-galt/'>john-galt</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/la-greve/'>la-greve</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/la-source-vive/'>la-source-vive</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/lecture/'>lecture</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/lecturebooksmovies/'>lecturebooksmovies</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/libertarien/'>libertarien</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/liberte/'>liberté</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/liberte-individuelle/'>liberte-individuelle</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/litterature/'>litterature</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/livre/'>livre</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/livres/'>livres</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/news/'>news</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/objectivisme/'>objectivisme</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/philosophie/'>philosophie</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/recession/'>recession</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/selfdevelop-devel-perso/'>selfdevelop-devel-perso</a>, <a href='http://copeau.wordpress.com/tag/who-is-john-galt/'>who-is-john-galt</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/copeau.wordpress.com/297/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/copeau.wordpress.com/297/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/copeau.wordpress.com/297/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/copeau.wordpress.com/297/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/copeau.wordpress.com/297/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/copeau.wordpress.com/297/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/copeau.wordpress.com/297/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/copeau.wordpress.com/297/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/copeau.wordpress.com/297/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/copeau.wordpress.com/297/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/copeau.wordpress.com/297/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/copeau.wordpress.com/297/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/copeau.wordpress.com/297/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/copeau.wordpress.com/297/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=copeau.wordpress.com&amp;blog=7355650&amp;post=297&amp;subd=copeau&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Quel avenir à la lecture numérique ?</title>
		<link>http://copeau.wordpress.com/2011/06/30/quel-avenir-a-la-lecture-numerique/</link>
		<comments>http://copeau.wordpress.com/2011/06/30/quel-avenir-a-la-lecture-numerique/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 Jun 2011 16:26:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>copeau</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Numerika]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce diaporama, à défaut d&#8217;apporter des réponses définitives, pose toutefois les bonnes questions en matière de lecture numérique &#8211; de lecture, et non pas nécessairement de livre, tant les usages de la lecture numérique s&#8217;affranchissent déjà de tout support normé. Comment le livre numérique peut-il s&#039;adresser à ceux qui ne lisent pas ? View more [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=copeau.wordpress.com&amp;blog=7355650&amp;post=294&amp;subd=copeau&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce diaporama, à défaut d&#8217;apporter des réponses définitives, pose toutefois les bonnes questions en matière de lecture numérique &#8211; de lecture, et non pas nécessairement de livre, tant les usages de la lecture numérique s&#8217;affranchissent déjà de tout support normé. </p>
<div style="width:425px;" id="__ss_8449529"> <strong><a href="http://www.slideshare.net/HubertGuillaud/comment-le-livre-numrique-peutil-sadresser-ceux-qui-ne-lisent-pas" title="Comment le livre numérique peut-il s&#039;adresser à ceux qui ne lisent pas ?" target="_blank">Comment le livre numérique peut-il s&#039;adresser à ceux qui ne lisent pas ?</a></strong> <iframe src='http://www.slideshare.net/slideshow/embed_code/8449529' width='425' height='348' scrolling='no'></iframe>
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		<title>Condillac et l’échange volontaire</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Jun 2011 10:18:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>copeau</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une chose n’a pas une valeur, parce qu’elle coûte, comme on le suppose ; mais elle coûte, parce qu’elle a une valeur. Je dis donc que, même sur les bords d’un fleuve, l’eau a une valeur, mais la plus petite possible, parce qu’elle y est infiniment surabondante à nos besoins. Dans un lieu aride, au [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=copeau.wordpress.com&amp;blog=7355650&amp;post=290&amp;subd=copeau&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une chose n’a pas une valeur, parce qu’elle coûte, comme on le suppose ; mais elle coûte, parce qu’elle a une valeur. Je dis donc que, même sur les bords d’un fleuve, l’eau a une valeur, mais la plus petite possible, parce qu’elle y est infiniment surabondante à nos besoins. Dans un lieu aride, au contraire, elle a une grande valeur ; et on l’estime en raison de l’éloignement et de la difficulté de s’en procurer. En pareil cas un voyageur altéré donnerait cent louis d’un verre d’eau, et ce verre d’eau vaudrait cent louis. Car la valeur est moins dans la chose que dans l’estime que nous en faisons, et cette estime est relative à notre besoin : elle croît et diminue comme notre besoin croît et diminue lui-même(1).</p>
<p>Etienne Bonnot de Condillac</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le commerce a de tous temps eu mauvaise presse. Les présocratiques, a quelques exceptions près(2), ont condamné l’amoralisme de l’échange de biens, et plus encore la vile attitude de ceux qui s’adonnaient à un vice à peine moindre que celui de la luxure. Aristote a même théorisé le concept du « commerce stérile », qui se contente d’organiser le transfert d’un bien de main en main, de lieu en lieu, de bourse en bourse, sans apporter la moindre valeur ajoutée, et, surtout, sans rien créer. Si, pour le distingué Stagirite, le loisir, otium, était une activité à la fois enrichissante et noble, le neg-otimum, le négoce, ne pouvait être que méprisé, tout particulièrement pour sa vulgarité. Au fil des siècles, ce discours est resté à peu près invariable. Montaigne(3), pourtant mieux inspiré sur d’autres thèmes, Saint Jérôme(4), Giovanni Botero(5), sont quelques-uns des grands noms qui se sont répandus sur le « commerce stérile », laissant à la postérité des citations célèbres.</p>
<p>Serge Schweitzer a eu, à maintes reprises, l’occasion d’intervenir sur ce sujet et de démontrer la fausseté du jugement proféré par ces auteurs classiques, relayés durant la seconde moitié du XXe siècle par les tenants de « l’échange inégal », et de nos jours par les altermondialistes et autres partisans d’un contrôle étatique des échanges. Pour l’illustrer, inspirons-nous un instant des formulations de Frédéric Bastiat. L’échange ne produit rien de tangible, c’est ce qu’on voit, pourtant, loin d’être un jeu à somme nulle, il produit de la valeur subjective, c’est ce qu’on ne voit pas.</p>
<p>Serge Schweitzer, lors d’une conférence consacrée au devenir de la pensée libérale(6), part du sens commun (pour reprendre la formule de Paine) selon lequel les biens faisant l’objet d’un échange sont effectivement échangés parce qu’ils ont une valeur égale. Si j’échange un stylo contre une gomme, c’est, selon les novices en économie, parce que la valeur du stylo est égale à celle de la gomme. Mais, qu’est-ce qui m’empêche d’échanger ma montre contre une gomme ? C’est peut-être ridicule et stupide pour la plupart des gens, mais il se peut que, pour moi, cette gomme représente une valeur telle que ma montre en a une moindre. Peut-être parce qu’il faut que j’efface une information compromettante, ou peut-être encore parce que j’ai de nombreuses autres montres à ma disposition. Ou pour toute autre raison.</p>
<p>Nous touchons là le point fondamental, cœur de la mécompréhension des phénomènes de marché et d’échange chez la plupart des individus : et cette découverte revient à un abbé obscur(7), illustre inconnu de nos jours, Etienne Bonnot de Condillac (1715-1780). Celui-ci a, le premier, détruit le sens commun en affirmant qu’il « est faux que dans l’échange on donne une valeur égale pour une valeur égale. Au contraire, chacune des parties toujours abandonne une moins grande valeur pour une plus grande valeur ».</p>
<p>La valeur d’un bien est subjective(8), est n’est pas le fruit du travail qu’on y consacre, ni même de l’utilité que ce bien nous procure ; elle est le fruit de notre échelle axiologique, de l’intérêt, du plaisir, de l’envie, des penchants propres à la nature humaine qui nous font bâtir, chacun, des échelles de préférence irréductibles à celles d’autrui. L’échange, de ce fait, ne peut avoir lieu que s’il y a inégalité des valeurs, inégalité dans l’esprit de chacune des parties prenantes à l’échange.</p>
<p>Serge Schweitzer nous invite à raisonner par l’absurde, suivons-le un instant : si l’échange était un jeu à somme nulle, pourquoi diable échangerions-nous ? Pour passer le temps ? Pour enrichir, par magnanimité, des intermédiaires qui seraient, de fait, de plus en plus nombreux à tirer profit de ce moyen rapide et peu fatigant l’enrichissement ? Les choses sont claires, et c’est ce qu’on ne voit malheureusement pas : si l’échange n’était pas profitable aux deux partenaires, et bien ils n’échangeraient tout simplement pas. Il ne faut jamais oublier que l’échange n’existe que parce que les hommes qui échangent sont différents. Loin de la religion contemporaine de l’économie régulée, qui anthropomorphise à l’extrême l’Etat et les nations, il ne faut jamais oublier que la France, le Pérou ou le Sénégal n’échangent rien. Ce sont les hommes et les femmes qui composent ces pays qui échangent. Et toutes et tous ont des goûts différents, des projets différents, des coûts et des avantages différents, et c’est cette différence axiologique qui incite et pousse à l’échange.</p>
<p>Condillac n’oublie jamais que la nature humaine est fondée sur l’efficience économique, et certainement pas sur la morale ou sur la religion, ce qui est un trait notable et à mettre au crédit de celui qui fut pourtant un homme d’église. En ce sens, il rappelle que l’échange profite aux parties à la condition qu’il soit libre. Et la moindre contrainte, visant à obstruer le conduit fragile de l’échange de biens et de services, aboutit toujours à un bien-être moindre. Condillac défend donc la restauration de la liberté du commerce et des prix, de manière prémonitoire, car son absence a été l’une des causes principales de la chute de la monarchie des Bourbon(9), peu de temps après.</p>
<p>De nos jours, les théoriciens marxistes d’une part, et leur resucée contemporaine, les altermondialistes, d’autre part, refusent encore de reconnaître cette base de la théorie économique qu’est l’échange mutuellement bénéfique. Base incontestée, pourtant, depuis plus de deux siècles. La théorie de « l’échange inégal(10) » n’est autre que la traduction, appliquée au commerce international, de la théorie de l’exploitation (entendez : des plus pauvres par les plus riches). Or, comme l’écrit François Guillaumat, « adhérer (à cette thèse marxiste), c’est prétendre qu’un contrat qui est accepté de part et d’autre est malgré tout injuste, qu’il est malgré tout le signe d’une « exploitation ». C’est là récuser toute logique, puisque, dans ce sens, il ne peut y avoir d’exploitation sans violence ou fraude. C’est aussi nier toute responsabilité personnelle, puisque l’on suppose implicitement que les agents ne sont pas autonomes. ».</p>
<p>Comme le souligne, là encore, avec acuité Serge Schweitzer, cette thèse aboutit à deux conclusions parfaitement opposées à toute réalité observable.</p>
<p>D’une part, il s’agit d’un sophisme, d’une distinction arbitraire et sans fondement, qui ne vise qu’à illustrer dans un champ lexicographique éloigné du corpus doctrinal initial du marxisme, une déclinaison plus supposée qu’avérée de celui-ci. Qu’est ce qui distingue l’échange « inégal » de l’échange « normal » ? Tout échange est-il inégal ? Quels arguments viennent étayer ces assertions, alors que ce sont les pays les plus pauvres qui réclament, à corps et à cri, devant l’OMC et son organe de règlement des différends, l’ouverture des marchés occidentaux, et l’arrêt du soutien abusif des prix auxquels ceux-ci se livrent pour favoriser leurs producteurs intérieurs, au détriment de leurs consommateurs ?</p>
<p>D’autre part, soutenir que l’échange pourrait être inégal revient à sous-entendre que la victime dudit échange est de facto un irresponsable qu’il faut à tout prix assister, choyer, protéger(11), et même, plus encore, protéger contre elle-même. C’est partir du principe loufoque qu’il faut nous empêcher de procéder de notre plein gré à un échange, car, en manifestant le moindre désir d’entrer en contrat, nous risquons, malgré nous, de nous « faire exploiter ». Ceci n’est pas éloigné des critiques que les libéraux formulent à l’encontre du principe de précaution, qui, poussé dans ses extrêmes, aboutit à donner aux mains de l’administration un pouvoir exorbitant à l’encontre de la liberté d’action des individus, et qui ignore les risques et effets pervers induits par l’interdiction proférée.</p>
<p>1 : Condillac, Le Commerce et le gouvernement, 1776.</p>
<p>2 : En particulier Xénophon.</p>
<p>3 : « Nul ne gagne ce qu’un autre ne perde », Montaigne, Essais, 1572-1580.</p>
<p>4 : « Toutes les richesses viennent de l’iniquité, et à moins que l’un n’ait perdu, un autre ne peut gagner », Saint Jérôme (347-420)</p>
<p>5 : « Le moyen très commun de s’enrichir aux frais d’autrui, c’est le commerce », Giovanni Botero (1543-1617)</p>
<p>6 : Conférence organisée par Liberté Chérie Lyon le 27 octobre 2006, sur le thème « la mondialisation rend heureux », aux mêmes dates et dans la même ville que le forum antimondialiste intitulé « pour une mondialisation responsable »</p>
<p>7 : Cf Philippe Simonnot, « l’échange », in 39 leçons d’économie contemporaine, Folio, Seuil, 2000.</p>
<p>8 : Cette idée, initiée par Condillac, a été popularisée par deux auteurs français dont la renommée, au XIXe siècle, a été considérable, à un point tel que nous avons, aujourd’hui, du mal à l’imaginer : Jean-Baptiste Say tout d’abord, dans son Traité d’économie politique ou Simple Exposé de la manière dont se forment, se distribuent et se consomment les richesses, en 1803, puis ensuite Frédéric Bastiat, dans ses Harmonies économiques, en 1850. Au surplus, un auteur italien, Francesco Ferrara, dans Esame storico &#8211; critico di economisti e dottrine economiche, 2 vol., (1889-1891), un Suisse, Léon Walras, un Autrichien, Carl Menger, et un Britannique, William Stanley Jevons, ont popularisé ce thème au-delà de nos frontières. Murray Rothbard, « New Light on the Prehistory of the Austrian School », in The Foundations of Modern Austrian Economics, 1976, a toutefois rappelé que des grands scolastiques (Henri de Gand, Pierre de Jean Olivi), et surtout l’école de Salamanque (Francisco de Vitoria, Domingo de Soto, Francisco Suárez) avaient déjà posé les bases de la subjectivité de la valeur.</p>
<p>9 : Florin Aftalion, L’Economie de la Révolution française, Hachette, 1987, coll. “Pluriel” (rééd. PUF, 1996, coll. “Quadrige”)</p>
<p>10 : Il faudrait que les partisans de la liberté des échanges n’abandonnent pas ce terme d’ « échange inégal », car, en un sens tout différent de celui des marxistes, il est parfaitement exact de dire que l’échange est inégal, puisqu’on échange des inégalités de valeurs subjectives.</p>
<p>11 : Mathieu Laine parle de « l’Etat-nounou », dans La Grande nurserie : en finir avec l’infantilisation des Français, JC Lattès, 2006.</p>
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		<title>Heavy Rain, un jeu qui n&#8217;en est pas un</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jan 2011 22:38:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>copeau</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Parmi toutes les critiques professées à l&#8217;encontre de Heavy Rain, et parmi toutes les louanges de ses laudateurs, il est difficile de lire des choses équilibrées et justes. Je vous propose toutefois l&#8217;analyse suivante, qui me semble de loin la plus pertinente : Avec tout ce qui a été déversé dans l&#8217;espace public à propos [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=copeau.wordpress.com&amp;blog=7355650&amp;post=281&amp;subd=copeau&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi toutes les critiques professées à l&#8217;encontre de Heavy Rain, et parmi toutes les louanges de ses laudateurs, il est difficile de lire des choses équilibrées et justes. Je vous propose toutefois l&#8217;analyse suivante, qui me semble de loin la plus pertinente :</p>
<p><strong>Avec tout ce qui a été déversé dans l&#8217;espace public à propos de Heavy Rain, aborder le titre de <a href="http://www.jeuxvideo.fr/societes-du-jeu-video/Quantic+Dream.html" target="_blank">Quantic Dream</a> vierge de tout a priori relève simplement du tour de force. Sony a spectaculairement réussi son coup : avant même la sortie du jeu, on recense déjà des pro et des anti-Heavy Rain. L&#8217;éditeur a provoqué une telle cacophonie d&#8217;opinions qu&#8217;il en devient difficile de penser quoi que ce soit de la nouvelle création de David Cage et ses équipes.</p>
<p>Plébiscité par certains titres de presse faisant profession de foi envers la vision de Mr. Cage comme si l&#8217;avenir du jeu vidéo dépendait directement d&#8217;une espèce de conversion des joueurs à sa bonne parole, Heavy Rain est-il vraiment ce « pivot dans l&#8217;histoire du jeu vidéo » (Ecrans.fr) que prophétisent certains ? Surtout, peut-il être plus simplement considéré sur un autre mode que ceux de l&#8217;adhésion inconditionnelle ou du rejet un peu borné ? Et, en définitive, Heavy Rain doit-il amener joueurs et critiques à réformer leurs attentes vis-à-vis d&#8217;un jeu vidéo comme le déclare son créateur ?</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.jeuxvideo.fr/jeux/heavy-rain/preview-test-heavy-rain.html">Lire la suite<a href="http://copeau.files.wordpress.com/2011/01/madisonpaigemirror.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-282" title="MadisonPaigeMirror" src="http://copeau.files.wordpress.com/2011/01/madisonpaigemirror.jpg?w=300&#038;h=168" alt="" width="300" height="168" /></a></a></strong></p>
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		<pubDate>Wed, 08 Dec 2010 12:39:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>copeau</dc:creator>
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		<description><![CDATA[http://www.deezer.com/embed/player?pid=53787890&#038;ap=0&#038;ln=fr&#038;sl=1 Découvrez la playlist Industrial dance avec Fever Ray<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=copeau.wordpress.com&amp;blog=7355650&amp;post=275&amp;subd=copeau&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
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		<title>Micocassmania</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Oct 2010 04:08:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>copeau</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors qu&#8217;il y a, à Lyon rue Victor Hugo, (encore) quelques beaux magasins, les casseurs, eux, préfèrent dévaliser&#8230; Micromania. Édifiant, à plusieurs points de vue. Tagged: casseurs, guerilla, Lyon, Micromania, retraites, violences<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=copeau.wordpress.com&amp;blog=7355650&amp;post=265&amp;subd=copeau&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors qu&#8217;il y a, à Lyon rue Victor Hugo, (encore) quelques beaux magasins, les casseurs, eux, préfèrent dévaliser&#8230; Micromania. Édifiant, à plusieurs points de vue.</p>
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		<title>Walter Lippmann</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Oct 2010 16:49:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>copeau</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Walter Lippmann]]></category>

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		<description><![CDATA[La Cité libre, maître-ouvrage de l&#8217;auteur, paraîtra aux éditions Les Belles Lettres début 2011. Cite Libre (la) Walter Lippmann nait à New York le 23 septembre 1889, d’une famille juive aisée et assimilée, qui a l’habitude de faire un voyage annuel en Europe. C’est en effet sur le vieux continent, et parmi les ashkénazes allemands [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=copeau.wordpress.com&amp;blog=7355650&amp;post=260&amp;subd=copeau&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://copeau.files.wordpress.com/2010/10/walter_lippmann.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-261" title="Walter_Lippmann" src="http://copeau.files.wordpress.com/2010/10/walter_lippmann.jpg?w=500" alt=""   /></a><br />
<strong> La<em> Cité libre</em>, maître-ouvrage de l&#8217;auteur, paraîtra aux éditions Les Belles Lettres début 2011.</strong></p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2251390529?ie=UTF8&amp;tag=liberauxorg-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2251390529"><strong>Cite Libre (la)</strong></a><strong><img style="border:none!important;margin:0!important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=liberauxorg-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2251390529" border="0" alt="" width="1" height="1" /></strong></p>
<p>Walter Lippmann nait à New York le 23 septembre 1889, d’une famille juive aisée et assimilée, qui a l’habitude de faire un voyage annuel en Europe. C’est en effet sur le vieux continent, et parmi les ashkénazes allemands en particulier, que se trouvent ses racines familiales, dont il n’entend pas se départir. C’est du reste le propre de la bourgeoisie éclairée de l’époque que de ranimer, à intervalle régulier, le cordon ombilical qui lie le Vieux continent au Nouveau monde, en particulier dans les familles juives de la côte Est. Après de brillantes études, le jeune Walter Lippmann entre à Harvard à l’âge de 17 ans, en 1906, et a, notamment, comme professeur William James<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn1">[1]</a> (1842-1910), dont l’intelligence éblouit ses auditeurs, George Santayana<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn2">[2]</a> (1863-1952), ou encore Charles Townsend Copeland<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn3">[3]</a>. Lippmann est du reste, durant sa quatrième année à Harvard, l’assistant de Santayana<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p>Lippmann est dans un premier temps proche de la Fabian Society<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn5">[5]</a> (dont les figures de proue sont les époux Webb<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn6">[6]</a>, Herbert George Wells<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn7">[7]</a>, George Bernard Shaw<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn8">[8]</a>). Il crée, en 1908, avec huit autres étudiants le Harvard Socialist Club<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn9">[9]</a>, dont il devient rapidement le président. Il en profite pour s’essayer au journalisme étudiant, en devant le principal rédacteur de <em>The Harvard Monthly<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn10"><strong>[10]</strong></a></em>.</p>
<p>Il devient à cette époque un ami proche de John Reed<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn11">[11]</a>, qui, selon sa biographe Barbara Gelb, « fut très impressionné par la capacité de Lippmann à mobiliser ses idées et par le fait que le Club, grâce à lui, commença à exercer une influence notable non seulement au sein de l’université, mais dans toute la communauté (des intellectuels socialistes) ».</p>
<p>Mais Lippmann ne conserve pas très longtemps ses attaches socialistes initiales. Il évolue notablement, vers une posture plus sociale-démocrate, grâce à celui qui sera son véritable mentor, Graham Wallas<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn12">[12]</a>, dont il suite les cours de science politique à la London School of Economics (LSE), en qualité d’invité à Harvard. Celui-ci, ancien membre éminent des socialistes fabiens, est devenu un apostat. Walter Lippmann fait de même, s’éloigne du socialisme pour se rapprocher, très progressivement, du libéralisme. A l’aube des années 1910 il en est encore loin, et est un jeune intellectuel de gauche, social-démocrate plus que socialiste.</p>
<p>A la fin de ses études, Lippmann devient l’assistant de Lincoln Steffens<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn13">[13]</a>, un journaliste « muckraker<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn14">[14]</a> » du <em>New York Post</em>. Il est au cœur du reportage sur la grève de Paterson<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn15">[15]</a>. Il participe ensuite à la campagne présidentielle de 1912, qui a la particularité – oubliée de nos jours – d’être une triangulaire opposant le républicain William Howard Taft<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn16">[16]</a> (1857-1930), le démocrate Woodrow Wilson<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn17">[17]</a> (1856-1924), et le « progressiste », ancien président républicain des Etats-Unis, Theodore Roosevelt<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn18">[18]</a> (1858-1919). Cette campagne marque intellectuellement et durablement Lippmann. Il y trouve en effet en toile de fond d’une part la nécessité d’adapter la démocratie à la complexité de la vie économique moderne, et d’autre part, celle de mieux prendre en compte la réalité du suffrage universel. Deux projets cohérents se font donc face en 1912 : le programme du <em>New Nationalism</em> de Theodore Roosevelt et d’Herbert Croly<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn19">[19]</a>, le programme de <em>New Freedom</em> de Woodrow Wilson et de son conseiller spécial Louis Brandeis<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn20">[20]</a>. Alors que Roosevelt est favorable à un renforcement de l’Etat fédéral, et est très réservé à l’endroit de la législation anti-trust. Roosevelt est partisan d’un pouvoir fédéral fort, capable de réglementer l’activité économique. Il s’attaque aux grandes entreprises, qu’il accuse de faire des bénéfices au détriment des consommateurs, et engage des procédures contre les grands capitalistes du chemin de fer, du pétrole et de l’agro-alimentaire<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn21">[21]</a>. Wilson, lui, est au contraire favorable à un renforcement du Sherman Anti-Trust Act du 2 juillet 1890, et est <em>a contrario</em> très réservé quant à un renforcement de l’Etat fédéral. Les deux sont favorables à loi Sherman ; ce qui les distingue, c’est le moyen pour y parvenir : par une régulation indépendante pour Wilson, par un Etat fédéral fort pour Roosevelt.</p>
<p>Lippmann s’engage – assez logiquement compte tenu de son cheminement intellectuel – du côté du plus interventionniste, Theodore Roosevelt. Son ouvrage <em>A Preface to Politics</em> (1913) résume sa position. Mais c’est Wilson qui, au final, l’emporte.</p>
<p>L’élection présidentielle de 1912 est une vraie triangulaire entre le candidat du Parti démocrate, le président sortant Taft et candidat du Parti républicain et enfin Theodore Roosevelt qui fonde son propre Parti progressiste quand il ne peut obtenir la nomination du Parti républicain. Woodrow Wilson est élu grâce à la division au sein du Parti républicain ; le total des votes de Taft et de Roosevelt est en effet supérieur à celui obtenu par Wilson.</p>
<p>En novembre 1914, il participe, avec notamment Herbert Croly et Walter Weyl<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn22">[22]</a> à la fondation du <em>New Republic</em>, une petite revue « assez à gauche du consensus libéral pour être stimulante », comme l’écrit dans sa biographie Ronald Steel<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn23">[23]</a>. Ce journal aura très vite une grande influence, et devient un véritable forum pour les esprits les plus libres et les plus originaux. John Dewey<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn24">[24]</a>, Charles Beard<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn25">[25]</a>, James Bryce<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn26">[26]</a>, George Bernard Shaw, Graham Wallas notamment, y publient des articles. Lippmann se spécialise dans l’examen de la politique étrangère. Il y plaide pour que les Etats-Unis abandonnent l’isolationnisme, et s’impliquent plus fortement dans les affaires internationales. Il est déjà assez connu pour que le poids de ses écrits ait une certaine influence sur l’engagement du Président Wilson en faveur de l’entrée en guerre des Etats-Unis. En 1916, alors que les forces américaines se lancent dans la guerre<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn27">[27]</a>, Wilson, qui a besoin des voix des intellectuels de gauche pour la prochaine élection présidentielle, se rapproche de Lippmann (qui commence à renier ses années socialistes, en particulier dans son ouvrage de 1914 <em>Drift and Mastery, </em>« Improvisation et maîtrise » en français) et de ses camarades<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn28">[28]</a>. Il fait même de celui-ci l’assistant du ministre de la Guerre, Newton Baker<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn29">[29]</a>, en 1917.</p>
<p>Il est même nommé en septembre 1917 secrétaire général de l’Inquiry, une commission de spécialistes formée par Wilson et le colonel Edward Mandell House pour étudier les problèmes des nationalités en Europe, et pour réfléchir sur la façon dont pourrait être redessinée le paysage européen après-guerre<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn30">[30]</a>. Il participe ainsi, au sein de l’Inquiry, à l’élaboration de huit des célèbres <em>Quatorze points</em> de Wilson, et, de la sorte, à la définition des buts de guerre de la diplomatie américaine.</p>
<p>Fin 1918, membre de la délégation américaine à la Conférence de Paris<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn31">[31]</a>, il est chargé de réaliser à la hâte l’exégèse officielle de ces mêmes <em>Quatorze points</em> pour les premiers plénipotentiaires arrivés à Versailles, mais quittera rapidement la France, fin janvier 1919, non sans avoir auparavant rencontré et sympathisé avec John Maynard Keynes (1883-1946), dont il restera l’ami<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn32">[32]</a>, et Bernard Berenson<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn33">[33]</a>.</p>
<p>Revenu aux Etats-Unis, Lippmann s’oppose, et avec lui le <em>New Republic</em>, à la ratification du Traité de Versailles. Il saisit très vite les dangers de cette paix bâclée, et se retourne contre Wilson. Il s’oppose en particulier à la « balkanisation de l’Europe centrale<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn34">[34]</a> » et aux réparations de guerre. Il obtient de Keynes l’autorisation de publier certains extraits des <em>Conséquences économiques du Traité de Versailles</em> dans le numéro de noël 1919 du <em>New Republic</em>.  Le féroce portait que Keynes dresse de Wilson finit de faire de Lippmann une <em>persona non grata</em> à la Maison Blanche, et sert ceux qui, au Sénat, s’oppose à la ratification du Traité<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn35">[35]</a>. Cela ne l’empêche pas de participer à la constitution de la future Société des Nations.</p>
<p>C’est alors que Lippmann devient LE <em>columnist</em> américain. Un journaliste, certes, mais dont le modèle n’existe pas en France. Un journaliste au statut si particulier qu’il dessine, plusieurs fois par semaine, en quelques milliers de signes, à côté des <em>news</em>, l’opinion de ses lecteurs. Comme l’écrit Bruno Latour, « <em>contrairement aux éditoriaux qui engagent les propriétaires des journaux ou les rédacteurs en chef, aux articles des reporters, aux opinions publiées par les uns ou par les autres, la colonne du columnist est tenue régulièrement par un journaliste sans autre autorité que sa capacité à résumer les problèmes du moment et à leur donner, en toute indépendance, une analyse instantanée. Contrairement à Raymond Aron jadis, il n’occupe aucune chaire universitaire ; contrairement à Paul Krugman aujourd&#8217;hui, il ne parle pas au nom de la science économique. Quand il se risque à une interprétation des événements courants, c’est sans filet</em>. » Lippmann a sans doute été le <em>columnist</em> par excellence, et ce n’est pas un hasard si ses écrits et certains de ses ouvrages restent de nos jours des incontournables des écoles de journalisme anglo-saxonnes.</p>
<p>Lippmann quitte en 1922 le <em>New Republic</em> pour<em> The New York World</em> de Ralph Pulitzer. Il y rédige la première de ses trois œuvres majeures, jamais traduite en français, <em>Public Opinion</em> (1922). Dans ce livre, il développe la notion de stéréotype (dont il est l’inventeur), et celle, voisine, de <em>Pictures in Our Heads</em><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn36">[36]</a>. Il étudie plus précisément la manipulation de l’opinion publique. Selon Lippmann, pour « <em>mener à bien une propagande, il doit y avoir une barrière entre le public et les événements</em><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn37">[37]</a>. » La démocratie, ajoute-t-il, a vu la naissance d’une nouvelle forme de propagande, basée sur les recherches en psychologie associées aux moyens de communication modernes<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn38">[38]</a>. La démocratie s’est muée en « fabrication du consentement », <em>manufacture of consent</em>, terme dont il est également l’inventeur.</p>
<p>Il quitte en 1931 le <em>World</em> pour le non moins célèbre <em>Herald Tribune</em>, propriété des républicains. Sa chronique, « T &amp; T » (« Today &amp; Tomorrow »), grâce au système de la syndication, est lue par cinq à dix millions de personnes pendant près de cinq décennies, et sert toujours aujourd&#8217;hui de modèle dans les écoles de journalisme.</p>
<p>En tant que <em>columnist</em>, Lippmann va chercher à comprendre les désastres successifs de son siècle, en éclairant ses lecteurs sur un nombre immense de crises, sur les projets d’une douzaine de présidents. Il est celui qui a poussé Wilson dans la guerre, mais aussi qui s’est dressé contre la paix impossible de la Société des nations, qui a évité à son pays un conflit avec le Mexique (par une diplomatie secrète avec le Vatican !), qui a vu immédiatement les dangers du stalinisme, qui a longuement préparé son pays à la guerre contre le national-socialisme, qui a compris dès juin 1940 tout l’intérêt de de Gaulle<a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftn39">[39]</a>, qui a exprimé son horreur du maccarthisme, et qui a tout fait pour éviter l’intervention américaine en Corée comme au Viêt-Nam. Il a inventé les termes de Communauté atlantique, de Guerre froide, et tant d’autres.</p>
<p>Cela ne l’a évidemment pas empêché de commettre des erreurs de jugement, parfois même grossières. Il soutient par exemple, contre toute évidence, qu’il n’y aura pas de division de l’Allemagne après la guerre. Mais l’exercice auquel Lippmann se livre chaque jour ou presque mérite bien un peu d’indulgence lorsqu’on juge <em>a posteriori</em> la qualité de ses analyses.</p>
<p>Alors qu’à la fin des années vingt, Lippmann avait écrit <em>A Preface to Morals</em>, ce n’est qu’après la Conférence économique de Londres de juillet 1933 qu’il va vraiment s&#8217;intéresser au libéralisme alors contesté et menacé de toutes parts. Ses recherches aboutiront à la publication en 1937 de son livre <em>The Good Society</em> dont la traduction française <em>La Cité Libre</em> sera l’élément déclencheur du colloque Walter Lippmann. L’examen du libéralisme de Lippmann s&#8217;articulera autour de trois axes : son opposition au laissez faire, l&#8217;importance qu&#8217;il accorde à conception de la loi, son analyse du gouvernement libéral.</p>
<p>Bien qu’absent, Lippmann est l’initiateur du célèbre Colloque qui porte son nom, rassemblement de 26 économistes et intellectuels libéraux organisé à Paris du 26 au 30 août 1938. S’il y fut discuté de la capacité du libéralisme à faire face aux problèmes de l’époque, c’est aussi une des premières fois où les participants s’interrogèrent pour savoir s’il convenait de conserver le mot « libéralisme » ou bien d’adopter celui de « néo-libéralisme ».</p>
<p>Après la Seconde Guerre mondiale, Walter Lippmann soutient contre toute évidence dans de nombreux articles qu&#8217;il n&#8217;y aura pas division de l&#8217;Allemagne. Raymond Aron critique dans ses Mémoires son aveuglement et l&#8217;explique par le dogmatisme de sa « thèse de la primauté de la nation sur l&#8217;idéologie ».</p>
<p>Journaliste au sommet en 1947, il publie une série d’articles qui seront également publiés sous forme de livre sous le titre <em>The Cold War</em> (<em>La Guerre froide</em>, dont il a popularisé le terme). Lippmann, ami de Jean Monnet, est de ceux qui plaidèrent en faveur du plan Marshall et de la constitution d’une union économique en Europe.</p>
<p>En 1955, il publie sa dernière œuvre ambitieuse <em>Public Philosopher, </em>paru en français sous le titre <em>Crépuscule des démocraties</em>.  Ce livre n’est pas sans intérêt mais ne semble pas avoir été à la hauteur de ses espérances, ce dont il souffrit. Charles de Gaulle fut un des rares à avoir apprécié ce livre.</p>
<p>En 1960, à l’arrivée de John Kennedy à la présidence, il fut question de nommer Lippmann ambassadeur à Paris. L’affaire ne se fit pas. Après avoir soutenu dans un premier temps Lyndon Johnson, il s’opposa à lui sur la guerre du Viêt-Nam.</p>
<p>En 1962, dans L&#8217;Unité occidentale et le Marché commun, il se retourne contre le général de Gaulle, critiquant vivement la remise en cause du monopole atomique américain au sein du camp occidental.</p>
<p>Il meurt le 14 décembre 1974.</p>
<hr size="1" /><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref1">[1]</a> Psychologue et philosophe, William James est issu d’une grande famille intellectuelle américaine. Il compte parmi ses parents Henry James Sr., le disciple de Swedenborg, et a comme frère cadet le célèbre romancier Henry James. William James est souvent présenté comme le fondateur de la psychologie en Amérique. « <em>La première conférence de psychologie à laquelle j&#8217;ai assisté, c&#8217;est moi qui l&#8217;ai donnée</em> », disait-il.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref2">[2]</a> Ecrivain et philosophe américain d’origine espagnole, George Santayana (né Jorge Agustín Nicolás Ruiz de Santayana y Borrás) est professeur de philosophie à Harvard. Son réalisme critique, pragmatiste et naturaliste le distingue du néoréalisme qui dominait la philosophie américaine de son temps. C’est un esprit libre qui, à ce titre, fascine ses étudiants.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref3">[3]</a> Charles Townsend Copeland (1860 – 1952) est un critique littéraire du <em>Boston Advertiser</em> et du <em>Boston Post</em>.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref4">[4]</a> D&#8217;après Steel (1980, p. 19-22), Lippmann aurait été fortement marqué par ce philosophe pour qui « la fonction de la raison est de dominer l&#8217;expérience ». Sur le rapport de Santayana avec le pragmatisme, on pourra voir Levinson (1992) <em>Santayana, Pragmatism and the Spiritual Life</em>, éd. UNC Press.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref5">[5]</a> La Société des Fabiens ou Société fabienne (<em>Fabian Society</em>, du nom du général romain Quintus Fabius Maximus Verrucosus, « le précautionneux » ou bien « le méticuleux ») est un groupe de réflexion britannique fondé en 1884. Son but est de promouvoir la cause socialiste par des moyens réformistes et progressifs plutôt que révolutionnaires.  Il est partie prenante à la création du Parti travailliste en 1900 et aussi, plus près de nous, à la refonte de celui-ci dans les années 1990 avec le New Labour de Tony Blair.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref6">[6]</a> Martha Beatrice Potter Webb (1858 &#8211; 1943) est une socialiste britannique, économiste et réformatrice. Elle prend très souvent part dans les activités politiques et professionnelles de son mari Sidney, en particulier dans la Fabian Society et lors de la création de la London School of Economics (LSE). Elle a été la co-auteur de <em>History of Trade Unionism</em> (1894), et la co-créatrice du célèbre magazine labour <em>The New Statesman</em> en 1913. Dans le livre de H.G. Wells <em>The Next Machiavel</em> (1911), les époux Webb, sous le nom des Baileys, sont critiqués comme des bourgeois manipulateurs. La Fabian Society dont Wells fut membre pour une courte période, ne valait pas beaucoup plus à ses yeux. Par ailleurs, Friedrich A. Hayek, consacre en 1948 une critique au brûlot contre l’ouvrage de Béatrice Webb intitulé <em>Our Partnership</em> ; il écrit : « <em>Chez elle, la confiance dans la « direction générale et coercitive » par un expert et dans « liberté supérieure » de la vie en corporation » était une passion, et le dégoût pour toutes les idées, mais en particulier pour le libéralisme gladstonien, qui « pense en terme d’individus », une véritable haine </em>», Economica, août 1948, repris dans Friedrich A. Hayek, <em>Essais de philosophie, de science politique et d’économie</em>, Annexe II, Les Belles Lettres, Paris, 2007.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref7">[7]</a> Le célèbre auteur de romans de science-fiction (1866 &#8211; 1946)</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref8">[8]</a> George Bernard Shaw (1856 &#8211; 1950) fut un critique musical et dramaturge irlandais, essayiste, scénariste, et auteur célèbre de pièces de théâtre. Irlandais acerbe et provocateur, pacifiste et anticonformiste, il obtint le prix Nobel de littérature en 1925.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref9">[9]</a> Ce « club » a été très actif, en particulier dans les années soixante, lors des polémiques autour de la question raciale. Voir <em>The Harvard Crimson</em>, “Socialist Group Will Investigate Harlem Situation”, Thursday, March 25, 1965. A l’époque de Lippmann, le Club est déjà noyauté par des éléments bolchéviks, tels que Heywood Broun, un journaliste new-yorkais, qui ourdit un complot avec les immigrés russes aux Etats-Unis afin d’appliquer la théorie de son ami Léon Trotski et de fomenter une révolution dans le Nouveau Monde. Comme l’écrit Zygmund Dobbs, « Broun became a red under the leadership of Walter Lippman at the Harvard Socialist Club in 1906. », in <em>Keynes at Harvard, Economic Deception as A Political Credo</em>, chap. IX, 1969, Probe Research, Inc., West Sayville, New York.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref10">[10]</a> Cette revue, qui existe encore de nos jours, expose les événements récents et ceux à venir du campus de Cambridge.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref11">[11]</a> John « Jack » Silas Reed, (1887 – 1920), est un journaliste et militant socialiste américain. Témoin enthousiaste de la révolution d&#8217;Octobre, il est surtout connu pour son ouvrage <em>Dix jours qui ébranlèrent le monde</em>. Après avoir contribué à la naissance du <em>Communist Labor Party</em>, il retourne en Russie fin 1919, dans l&#8217;espoir de convaincre l&#8217;Internationale communiste nouvellement créée de reconnaître son organisation comme sa section américaine, au détriment de l&#8217;autre groupement communiste des États-Unis, le Parti communiste d&#8217;Amérique. L&#8217;Internationale tranche en demandant aux deux mouvements de fusionner. Le film de 1981 <em>Reds</em> avec Warren Beatty, Diane Keaton et Jack Nicholson, est basé sur sa vie et celle de sa femme, l’écrivain féministe Louise Bryant.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref12">[12]</a> Graham Wallas (1858-1932), professeur et théoricien en science politique et en relations internationales, a été membre de l’exécutif la Fabian Society de 1888 à 1895. Il quittera, en 1904, cette société où il est entré en 1886 pour au moins trois raisons : il avait une profonde empathie avec les principes libéraux ; il était en faveur du libre échange et contre l’impérialisme anglais ; et enfin, il croyait plus en la psychologie qu’aux institutions. Son parcours, d’une certaine manière, préfigure celui que Lippmann empruntera quelques années plus tard.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref13">[13]</a> Steffens est connu pour sa déclaration de 1921, à son retour de l&#8217;Union Soviétique : « I have been over into the future, and it works. » (réimprimé en « I&#8217;ve seen the future, and it works ».). &#8220;I found Lippmann, saw right away what his classmates saw in him. He asked me intelligent, not practical, questions about my proposition and when they were answered, gave up the job he had and came home to New York to work with me on my Wall Street series of articles&#8230; Keen, quiet, industrious, he understood the meaning of all that he learned; and he asked the men he met for more than I asked him for.&#8221;</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref14">[14]</a> Un <em>muckraker</em> (de muck : fange /ordure / boue et to rake : fouiller&#8230; donc en bon français : fouille-merde) est un journaliste ou un écrivain qui enquête et publie des rapports véridiques soulevant des questions de société, généralement en rapport avec la criminalité et la corruption, impliquant souvent des élus, des dirigeants politiques et des membres influents du monde des affaires et de l&#8217;industrie. On se souvient des enquêtes menées sur le monopole de la Standard Oil, par exemple.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref15">[15]</a> Paterson est à cette époque la « ville de la soie des Etats-Unis ». Plus d&#8217;un tiers de ses 73.000 travailleurs occupent des emplois dans l&#8217;industrie de la soie. En 1911, les fabricants de soie de Paterson ont décidé que les travailleurs, qui faisaient déjà tourner deux métiers, étaient désormais tenus d’en faire fonctionner quatre simultanément. Acquis aux thèses luddites, les ouvriers se plaignent des pertes d’emplois que provoquerait cette réforme et, par conséquent, du fait qu’elle ferait baisser les salaires. Le 27 Janvier 1913, 800 employés de l&#8217;usine de soie Doherty se mettent en grève, alors que quatre membres du comité d’entreprise avaient été licenciés pour avoir tenté d&#8217;organiser une réunion avec la direction de l&#8217;entreprise pour discuter du système à quatre métiers. En une semaine, tous les ouvriers de la soie sont en grève et les 300 usines dans la ville sont contraintes de fermer. John Reed décide d’écrire un reportage sur la grève à Paterson. Il est bientôt arrêté et emprisonné à la prison du comté. Walter Lippman arrive alors sur place pour manifester sa solidarité avec Reed,  et pour exiger la libération des journalistes, afin qu’ils puissent rendre compte des conflits du travail.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref16">[16]</a> William Howard Taft, (1857 &#8211; 1930), est le vingt-septième président des États-Unis. Il est élu pour un mandat, de 1909 à 1913. Il succède à Theodore Roosevelt dont la popularité reste forte après avoir quitté la présidence. Taft est un bon administrateur mais son manque de charisme ne lui attire pas le vote populaire.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref17">[17]</a> La campagne électorale de Wilson est basée sur l&#8217;élimination des conglomérats industriels, la création d&#8217;un impôt fédéral sur le revenu et des élections sénatoriales au suffrage universel. Il s&#8217;oppose ainsi à Theodore Roosevelt qui est partisan d&#8217;un pouvoir présidentiel fort, garant des libertés, alors qu&#8217;il défend la concurrence comme facteur d&#8217;équilibre.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref18">[18]</a> Roosevelt, mécontent de la politique menée par Taft, venait de fonder son nouveau parti, de circonstance.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref19">[19]</a> Lui aussi ancien élève de George Santayana, il est connu pour son livre <em>The Promise of American Life</em> (1909). Il fondera avec Walter Lippmann et Walter Weyl le journal le <em>New Republic. </em></p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref20">[20]</a> Louis Dembitz Brandeis (1856 &#8211; 1941), est un avocat américain, membre de Cour suprême des États-Unis ainsi qu&#8217;un important soutien au mouvement sioniste américain. Un des principaux conseillers économiques de Woodrow Wilson puis de Franklin Delano Roosevelt, il est un des symboles de l&#8217;ère progressiste et un des pionniers d&#8217;une concurrence régulée. Il a participé à la création du Federal Reserve System.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref21">[21]</a> Le lancement de cette croisade contre les trusts industriels a lieu dans un discours long de plus de 30 pages prononcé à la Chambre des représentants. Theodore Roosevelt s’engage à faire respecter la loi Sherman. Proche du courant progressiste, il intervient aussi pour arbitrer la lutte entre les mineurs en grève et le patronat ; il leur permit d’obtenir la journée de 8 heures et des salaires plus élevés, ce qu’il appelle un « accord équitable ».</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref22">[22]</a> Walter Weyl (1873-1919) est un des leaders du mouvement progressiste américain. Son ouvrage le plus connu, <em>The New Democracy</em> (1912), est un classique du méliorisme classique, révélant son chemin vers un avenir de progrès et de modernisation fondée sur des valeurs de la classe moyenne. Le méliorisme est une morale de l&#8217;action : le monde n&#8217;est pas parfait, mais on peut travailler à son amélioration, dont la fin du <em>Candide</em> de Voltaire donne la parfaite illustration : « cultivons notre jardin ». Alain le qualifiait d&#8217; « optimisme de la volonté ».</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref23">[23]</a> Ronald Steel, Walter <em>Lippmann and the American Century</em>, 1980, Transaction Publishers, Londres, 1998.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref24">[24]</a> John Dewey (1859 &#8211; 1952) est un philosophe américain spécialisé en psychologie appliquée et en pédagogie. Son système philosophique se rattache au courant pragmatiste développé par Charles S. Peirce et William James. Dewey est principalement influencé par Hegel, qui est tout sauf pragmatiste. Il doit également beaucoup à Charles Darwin. Ses idées politiques et sociales sont proches du socialisme. Il définit la morale ou l&#8217;éthique comme la recherche d&#8217;un « équilibre » entre le social et l&#8217;individuel.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref25">[25]</a> Charles Austin Beard (1874 &#8211; 1948) est considéré comme l&#8217;un des principaux historiens américains du début du XX<sup>e</sup> siècle avec Frederick Jackson Turner. Il publie de nombreuses monographies et ouvrages sur l&#8217;histoire et les sciences politiques. Il propose une nouvelle interprétation de l&#8217;œuvre des Pères fondateurs des États-Unis en avançant que ces derniers étaient davantage motivés par leurs intérêts économiques que par les principes philosophiques.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref26">[26]</a> Célèbre historien britannique, Bryce (1838 &#8211; 1922) entame après des études à Glasgow une carrière de juriste à Londres, puis devient professeur de droit civil à l&#8217;Université d&#8217;Oxford. Il publie en 1878 son chef d’œuvre, l’<em>Histoire du Saint-Empire romain germanique</em>.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref27">[27]</a> En janvier 1917, le ministre-conseiller allemand Zimmermann n’hésite pas à promettre au Mexique l’alliance de l’Allemagne contre les États-Unis avec, pour salaire de la victoire, le retour des provinces perdues (Texas, Arizona et Nouveau-Mexique). Cette intervention du Kaiser dans les affaires américaines, ajoutée aux navires américains coulés,  suscite l’indignation. Le congrès américain décide alors l’entrée en guerre contre les empires centraux.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref28">[28]</a> Lippmann s&#8217;interroge dans <em>Drift and Mastery</em> sur la manière de créer une motivation qui pousserait les hommes à trouver une solution aux problèmes du monde (Goodwin 1995, p. 319). Il tient la théorie de l&#8217;intérêt personnel comme d&#8217;autant plus anachronique qu&#8217;il doute que la maximisation du profit soit l&#8217;élément essentiel du comportement des managers. Idée qui semble se retrouver également chez Veblen (Aron, 1970, p xvii). Par contre, il croit alors en la responsabilité d&#8217;une nouvelle classe de managers professionnels distincts des propriétaires d&#8217;entreprise et se montre en conséquence favorable aux grandes entreprises, même s&#8217;il en perçoit les dangers. Blum (1985, p. xx) note que Lippmann était alors « convaincu du nécessaire leadership d&#8217;une élite administrative pour introduire ordre et objectifs dans les affaires et le gouvernement ». Idée que d&#8217;une certaine façon on retrouve également dans <em>Les ingénieurs et le système des prix</em> (Veblen, 1921).</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref29">[29]</a> En qualité de Secrétaire à la Guerre, Baker a supervisé l&#8217;implication militaire américaine dans la guerre (1917-18). Comme le Royaume-Uni, les États-Unis disposent uniquement d’une armée de métier. C’est ainsi que l’on doit à Baker et a son assistant, qui ont besoin de trouver des volontaires, la célèbre affiche de l’Oncle Sam pointant son index vers le lecteur.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref30">[30]</a> L&#8217;Inquiry (l’Enquête) devait préparer les documents pour les négociations de paix après la Première Guerre mondiale Le groupe, composé d&#8217;environ 150 universitaires, a été dirigée par le conseiller présidentiel Edward House et supervisé directement par le philosophe Sidney Mezes. Le groupe a travaillé dans les bureaux de l&#8217;American Geographical Society de New York. Outre Walter Lippmann et Sidney Mezes, on y trouve le géographe Isaiah Bowman, l&#8217;historien James Shotwell, et l&#8217;avocat David Hunter Miller. Des membres de l&#8217;Inquiry, rebaptisée plus tard la Commission américaine pour négocier la paix, s&#8217;est rendu à la Conférence de paix de Paris en Janvier 1919, accompagnant Wilson à bord de l&#8217;USS George Washington. Certains membres de la Commission établirent plus tard le Council on Foreign Relations, entité indépendante du gouvernement.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref31">[31]</a> 18 janvier 1919 &#8211; août 1920.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref32">[32]</a> Craufurd. D. Goodwin (1995), « The Promise of expertise: Walter Lippmann and policy sciences », Policy Sciences, 28, p. 317-345, Kluwer Academic Publishers, Pays-Bas, p. 336.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref33">[33]</a> (1865 – 1959), historien de l&#8217;art spécialiste de la Renaissance italienne.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref34">[34]</a> Walter Lippmann est l’inventeur de cette expression.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref35">[35]</a> Steel, p. 164-165.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref36">[36]</a> « Nous supposons que ce que chaque homme ne se fonde pas sur une connaissance directe et certaine, mais sur les photos faites par lui-même ou qui lui sont données. (…) La façon dont le monde est imaginé détermine à chaque instant ce que les hommes vont faire. Elle ne détermine pas ce qu&#8217;ils vont obtenir. Elle détermine leurs efforts, leurs sentiments, leurs espoirs, et non leurs réalisations et les résultats. (…) Qu’est-ce que la propagande, si ce n&#8217;est l&#8217;effort de modifier l&#8217;image à laquelle les hommes réagissent, de substituer un modèle social à une autre? Qu&#8217;est-ce que la conscience de classe, sinon un moyen de réaliser le monde? ». Et de conclure : « Je soutiens que le gouvernement représentatif, dans le champ de ce qu&#8217;on appelle ordinairement la politique, ou dans celui de l&#8217;industrie, ne peut être véritablement opérationnel, quelle que soit la base de l&#8217;élection, que s’il existe une organisation indépendante d&#8217;experts fabricant des faits invisibles mais intelligible pour ceux qui vont prendre les décisions. »</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref37">[37]</a> Walter Lippmann, <em>Public Opinion</em>, partie II, chap. II, section 3.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref38">[38]</a> « La création du consentement n’est pas un art nouveau. Il en est un très ancien et était supposé disparaître avec l’apparition de la démocratie. Mais ce n’est pas le cas. La technique de cet art a, en fait, été énormément améliorée, parce qu’elle est à présent basée sur l’analyse plutôt que sur des règles approximatives. Ainsi, grâce aux résultats de la recherche et de la psychologie, associée aux moyens de communication modernes, la pratique de la démocratie a effectué un tournant. Une révolution est en train de prendre place, infiniment plus significative que tout déplacement du pouvoir économique. », <em>op. cit</em>., partie V, chap. XV, section 4.</p>
<p><a href="/Documents%20and%20Settings/Fabrice/Bureau/Biographie.doc#_ftnref39">[39]</a> Ce dont le général lui sera toujours reconnaissant, y compris lorsque, en 1962, Lippmann se retourne contre lui dans <em>L’Unité occidentale et le Marché commun</em>, ouvrage dans lequel il critique vertement la remise en cause du monopole atomique américain au sein du camp occidental à laquelle la France se livre.</p>
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		<title>Le combat continue entre FIFA et Pro Evolution Soccer</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Sep 2010 13:59:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Comme chaque année, le petit monde des jeux vidéos s&#8217;ébroue devant le duel dantesque qui oppose les deux simulations du jeu le plus populaire du monde, du seul sport véritablement planétaire, le football. Chaque année, donc, l&#8217;américo-canadien Electronic Arts Sports et le nippon Konami s&#8217;affrontent Si, du temps des consoles de l&#8217;avant-dernière génération (et de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=copeau.wordpress.com&amp;blog=7355650&amp;post=256&amp;subd=copeau&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://copeau.files.wordpress.com/2010/09/pes-2011-ps3.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-257" title="pes-2011-ps3" src="http://copeau.files.wordpress.com/2010/09/pes-2011-ps3.jpg?w=300&#038;h=168" alt="" width="300" height="168" /></a>Comme chaque année, le petit monde des jeux vidéos s&#8217;ébroue devant le duel dantesque qui oppose les deux simulations du jeu le plus populaire du monde, du seul sport véritablement planétaire, le football. Chaque année, donc, l&#8217;américo-canadien Electronic Arts Sports et le nippon Konami s&#8217;affrontent</p>
<p>Si, du temps des consoles de l&#8217;avant-dernière génération (et de son équivalent PC) PES (ex ISS Pro) a tenu le haut du pavé, il n&#8217;en est manifestement plus de même de nos jours. Le passage au console next-gen a été beaucoup mieux négocié par EA Sports que par Konami, et il a fallu trois ans pour que l&#8217;équipe du pourtant mythique Seabass parvienne à se hisser à peu près au niveau de son concurrent direct.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, alors que sort la démo de la version 2011 de ces deux jeux, il est difficile dans la communauté des joueurs de garder son sang froid lorsqu&#8217;on aborde le point qui fait mal, la comparaison entre les deux opus.</p>
<p>La majorité des fans est indiscutablement du côté de FIFA, à tel point qu&#8217;on se demanderait presque si les pro-PES ne le sont pas par fidélité à un label qui n&#8217;est plus que l&#8217;ombre de lui-même. Il est vrai que FIFA est le plus réaliste, le plus riche, le plus complet, des deux jeux.</p>
<p>Mais cela ne fait pas tout. Il y a une chose qui manque et qui manquera encore à FIFA, et j&#8217;ai beau posséder plusieurs opus de la série, j&#8217;ai beau m&#8217;essayer à la démo de FIFA 11, rien n&#8217;y fait, il manque le plaisir de jeu, celui que j&#8217;éprouve en jouant à PES 2010 et à la démo de PES 2011. On loue le graphisme de FIFA ? les joueurs sont si mal modélisés qu&#8217;on les reconnaît à peine. Leur T-shirt ressemble à un sac poubelle collé sur la peau. L&#8217;herbe est aussi verte que le plastique de sex toys chinois.</p>
<p>Au moins, si PES ne pète pas plus haut que son cul, s&#8217;il ne cherche pas à vendre, outre l&#8217;édition annuelle, des éditions spéciales (notamment pour la coupe du monde), il se concentre sur l&#8217;essentiel, qui est bien le jeu sur le terrain. Je me fous pour ma part de ne pas avoir toutes les équipes de tous les championnats, je pourrais tout aussi bien avoir des joueurs fictifs que cela me plairait, si le gameplay est à la hauteur. Ce qui est le cas de PES et de son ambiance unique.</p>
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		<title>Le PlayStation Move n&#8217;est pas (seulement) un gadget inutile</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Sep 2010 20:03:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>copeau</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sony vient de sortir une killer feature, un peu l&#8217;équivalent matériel d&#8217;une killer application, en le contrôleur à détection de mouvement Move. Loin de la stratégie d&#8217;un Microsoft, qui lancera peu avant la fin de l&#8217;année un système d&#8217;interaction baptisé Kinect et qui s&#8217;appuie sur l&#8217;absence totale de manette, le Move reprend la philosophie de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=copeau.wordpress.com&amp;blog=7355650&amp;post=248&amp;subd=copeau&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://copeau.files.wordpress.com/2010/09/166521-wandhead.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-249" title="166521-wandhead" src="http://copeau.files.wordpress.com/2010/09/166521-wandhead.jpg?w=300&#038;h=213" alt="" width="300" height="213" /></a>Sony vient de sortir une killer feature, un peu l&#8217;équivalent matériel d&#8217;une killer application, en le contrôleur à détection de mouvement Move. Loin de la stratégie d&#8217;un Microsoft, qui lancera peu avant la fin de l&#8217;année un système d&#8217;interaction baptisé Kinect et qui s&#8217;appuie sur l&#8217;absence totale de manette, le Move reprend la philosophie de la Wii Mote, le contrôleur de Nintendo, et lui associe la caméra PlayStation Eye afin d&#8217;atteindre un degré de précision jamais atteint auparavant.</p>
<p>Le Move, avec son look de sex toy,  n&#8217;est pas qu&#8217;un gadget inutile ; Sony a de forte chances par ce nouveau produit de toucher un public différent qui, peut-être déjà équipé à la maison du lecteur Blu-Ray qu&#8217;est la PS3, va s&#8217;ouvrir à des jeux du type de la Wii.</p>
<p>Pour m&#8217;être essayé à Sports Champion, l&#8217;un des premiers jeux Move disponibles, je dois bien reconnaître, outre la précision redoutable du contrôleur, qui n&#8217;a pas grand-chose à voir avec celui de Nintendo, que parmi les épreuves présentées certaines sont parfaitement addictives (tennis de table, beach volley). Et donnent des courbatures non négligeables.</p>
<p>Je pense donc que le Move sera un succès lorsque des jeux à la hauteur de cette manette sortiront, ce qui sera inéluctablement le cas. Et qu&#8217;a contrario, le Kinect, réservé aux seuls casual gamers, se terminera dans une belle déconfiture.</p>
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