Uncharted 2


Trois ans après sa sortie, la PS3 commence enfin à avoir un lot d’exclusivités respectable. Entre MotorStorm, Resistance, Killzone et quelques autres bons élèves, la machine de Sony est parvenue à se forger une identité basée sur de nouvelles licences, afin de marquer une certaine rupture avec le catalogue de la PlayStation 2. Un renouvellement appréciable, mais qui n’a pas encore permis à la machine d’accueillir un grand jeu, celui qui allait mettre tout le monde d’accord. Une longue attente qui va bientôt prendre fin, avec la sortie de Uncharted 2 : Among Thieves, le bijou de Naughty Dog.

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German Pussy


Le buzz de la semaine, c’est le clip de Rammstein immédiatement censuré, German Pussy, sorte d’hommage aux pornos allemands des années 80. Le hic, c’est que musicalement c’est tout juste moyen, Rammstein a fait beaucoup mieux dans le passé, du temps bien évidemment de Sehnsucht, mais aussi et plus récemment du temps de Mutter ou Reise Reise. Il reste que ce morceau, légèrement provocant, sur fond de drapeau teuton, a tout pour plaire au buzz médiatique, qui n’en demandait pas tant. A voir, jusqu’au bout, et à la condition d’avoir 18 ans.

Le clip est visible à cette adresse.

Sehnsucht


Sehnsucht est l’album qui a fait connaître Rammstein au plan international. On y re trouve un style semblable à celui d’Herzeleid mais avec un son de meilleure qualité, un clavier électro nettement plus travaillé et une atmosphère plus aérienne.

Si ce style néo-métal indus ne vous sied pas a priori, je vous invite à écouter quatre chansons de cet album, dans l’ordre suivant : Engel / Tier / Klavier / Du Hast, et après on en reparlera. Le groupe arrive aussi bien à jouer dans un registre ravageur qu’atmosphérique, ce qui est une qualité tout à fait exceptionnelle. Mais tout cela ne serait pas grand-chose sans les envolées (j’ose à peine le dire…) lyriques de Till Lindeman. Le chant en allemand est toujours aussi guttural et quasi primitif.

Il y a enfin toujours un très grand jeu sur l’ambigüité. Ambigüité sexuelle, morale, éthique, politique évidemment. Qu’on aime ou pas Rammstein et leur musique, Sehnsucht aura au moins permis de démocratiser un peu le style industriel et de franchement renouveler le monde du métal, engourdi jusqu’alors. Un très grand album, peut-être le seul à posséder indispensablement dans ce style musical.

Le Chat à neuf queues


Le Chat à neuf queues est un giallo de Dario Argento.

En rentrant chez lui, un aveugle, Franco Arno, accompagné de sa petite nièce, entend la conversation de deux hommes dans une voiture. Peu de temps après, dans le centre de recherche en génétique qui se trouve près de chez lui, un cambriolage a lieu. Puis un des savants trouve la mort en tombant sous un train. Carlo Giordani, journaliste, reçoit la visite de Franco Arno. Celui-ci lui demande d’appeler le photographe qui a pris la photo de la tragédie du train afin qu’il l’examine plus attentivement. Le photographe découvre avec stupeur que le savant a été poussé volontairement. Il se fait étrangler au même moment par le mystérieux tueur. Le journaliste et l’aveugle décident de mener leur propre enquête, une enquête complexe, un chat à neuf queues, avec neuf pistes possibles à examiner…

Deuxième film de Dario Argento, le Chat à neuf queues (ce titre énigmatique est expliqué dans le film) est un excellent giallo sorti en salles en 1971. Il met en scène l’enquête journalistico-policière à laquelle se livrent le journaliste Carlo Giordani et un aveugle, interprété par Karl Malden. Suite au cambriolage d’un laboratoire où rien n’a été volé, les deux héros tentent de découvrir l’identité d’un tueur en série. Qui peut bien être l’auteur des crimes commis ?

Tous les protagonistes semblent être reliés par une chose, la nature des travaux menés par ces chercheurs au sein du laboratoire : ils travaillaient sur le gène X.Y.Y. qui, selon eux, se retrouveraient chez les personnes enclines à la violence et à la criminalité.

Dario Argento se fait fort de brouiller d’innombrables fois toutes les pistes, de telle sorte qu’il est bien difficile de se faire une idée de l’identité du tueur, ou de la tueuse. Ce qui est d’autant plus angoissant que la caméra subjective nous invite à nous mettre dans la peau de celui-ci à de nombreuses reprises. Le tout réhaussé par la musique impressionnante d’Ennio Morricone, bien sûr.

Par conséquent, le Chat à neuf queues est, comme l’instrument de torture que les pirates utilisaient jadis, un thriller tortueux et maléfique, génial et stimulant. Un « petit » film dans la carrière d’Argento, mais qui équivaut au summum de tant d’autres réalisateurs.