Le Chat à neuf queues

Le Chat à neuf queues est un giallo de Dario Argento.

En rentrant chez lui, un aveugle, Franco Arno, accompagné de sa petite nièce, entend la conversation de deux hommes dans une voiture. Peu de temps après, dans le centre de recherche en génétique qui se trouve près de chez lui, un cambriolage a lieu. Puis un des savants trouve la mort en tombant sous un train. Carlo Giordani, journaliste, reçoit la visite de Franco Arno. Celui-ci lui demande d’appeler le photographe qui a pris la photo de la tragédie du train afin qu’il l’examine plus attentivement. Le photographe découvre avec stupeur que le savant a été poussé volontairement. Il se fait étrangler au même moment par le mystérieux tueur. Le journaliste et l’aveugle décident de mener leur propre enquête, une enquête complexe, un chat à neuf queues, avec neuf pistes possibles à examiner…

Deuxième film de Dario Argento, le Chat à neuf queues (ce titre énigmatique est expliqué dans le film) est un excellent giallo sorti en salles en 1971. Il met en scène l’enquête journalistico-policière à laquelle se livrent le journaliste Carlo Giordani et un aveugle, interprété par Karl Malden. Suite au cambriolage d’un laboratoire où rien n’a été volé, les deux héros tentent de découvrir l’identité d’un tueur en série. Qui peut bien être l’auteur des crimes commis ?

Tous les protagonistes semblent être reliés par une chose, la nature des travaux menés par ces chercheurs au sein du laboratoire : ils travaillaient sur le gène X.Y.Y. qui, selon eux, se retrouveraient chez les personnes enclines à la violence et à la criminalité.

Dario Argento se fait fort de brouiller d’innombrables fois toutes les pistes, de telle sorte qu’il est bien difficile de se faire une idée de l’identité du tueur, ou de la tueuse. Ce qui est d’autant plus angoissant que la caméra subjective nous invite à nous mettre dans la peau de celui-ci à de nombreuses reprises. Le tout réhaussé par la musique impressionnante d’Ennio Morricone, bien sûr.

Par conséquent, le Chat à neuf queues est, comme l’instrument de torture que les pirates utilisaient jadis, un thriller tortueux et maléfique, génial et stimulant. Un « petit » film dans la carrière d’Argento, mais qui équivaut au summum de tant d’autres réalisateurs.

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