Mancur Olson, le penseur décoiffant de la lutte des classes

Mancur Olson (1932-1998)


Image« Les grand groupes peuvent rester inorganisés et ne jamais passer à l’action même si un consensus sur les objectifs et les moyens existe. »


Mancur Olson (1932-1998) est un économiste américain, contributeur à l’école des choix public. Il est connu principalement pour ses deux ouvrages La Logique de l’action collective (1965) et The Rise and Decline of Nations (1982).


Né le 22 janvier 1932, à Grand Forks, Dakota du Nord, il décède le 19 février 1998. Diplômé en sciences économiques (North Dakota State University), Docteur en sciences économiques (université Harvard), il a été enseignant en sciences économiques à l’université Princeton puis à l’université du Maryland. Il fonde en 1990 le Center for Institutional Reform and the Informal Sector à l’université du Maryland.


Dans son maître ouvrage (adapté de sa thèse de doctorat à Harvard sous la direction de Thomas Schelling) Mancur Olson s’appuie sur une approche de l’individualisme méthodologique, pour approfondir de manière critique le fonctionnement des groupes et des organisations de nature économique.


Il pointe notamment des situations où les individus membres d’un groupe ou d’une organisation peuvent adopter un comportement singulier, motivé par des considérations personnelles qui l’emportent sur la volonté de collaborer en vue de l’intérêt commun des membres du groupe/organisation.

La logique de l’action collective

Olson construit une taxinomie des groupes et particulièrement une classe qu’il nomme « les groupes latents » (groupe composé d’un grand nombre d’individus où il est aisé de se soustraire à l’effort collectif), objets principaux de son étude. La seconde idée force de la théorie de l’action collective concerne le coût et le bénéfice de cette action. Pour Olson, toute action collective a un coût pour l’individu (engagement, prise de risque, perte de temps, argent investi…) et des bénéfices ou avantages obtenus par l’action collective (protection sociale, augmentation de salaire, emploi…).

Or il existe une tendance pour les membres d’un groupe à profiter du bénéfice d’une action collective en cherchant à payer le coût minimum, voire à échapper au coût de cette action. Plus grand est le groupe et plus cette tendance est importante. C’est le phénomène du passager clandestin (free rider).

Mancur Olson énonce alors cette hypothèse (appelée « paradoxe d’Olson ») : « Les grands groupes peuvent rester inorganisés et ne jamais passer à l’action même si un consensus sur les objectifs et les moyens existe. »


Par conséquent, plus le nombre de membres constituant un groupe est élevé, plus la probabilité qu’il passe à l’acte est faible, car la contribution marginale d’un membre à la réussite du groupe est décroissante :

« Comme les groupes relativement petits sont fréquemment capables de s’organiser sur la base du volontariat et d’agir en conformité avec leurs intérêts communs et que les grands groupes ne sont pas dans l’ensemble en mesure d’y parvenir, l’issue du combat politique qui oppose les groupes rivaux n’est pas symétrique… Les groupes les plus petits réussissent souvent à battre les plus grands qui, dans une démocratie, seraient naturellement censés l’emporter. »

La logique du passager clandestin

Le problème fondamental qui constitue le point de départ de l’analyse d’Olson est  l’amalgame courant qui est fait entre rationalité individuelle et rationalité collective. Pour Olson, l’individu n’agit qu’en fonction d’une comparaison coûts/avantages. L’individu recherche essentiellement à servir ses intérêts, quels qu’ils soient, même s’il peut agir parfois en vertu de motivations irrationnelles.

Contrairement à l’idée communément répandue en sociologie, il est donc erroné de parler d’une rationalité de groupe. Si la différence entre les rationalités individuelle et collective n’était qu’une question de degré, le sociologue pourrait se contenter d’identifier les groupes en présence, leurs divergences, leur degré de conscience, leurs stratégies, et « la pièce [pourrait] commencer », comme l’écrit R. Boudon dans sa préface. Pour Olson, cette conception de la réalité sociale, qui n’est certes pas sans avantages, est trop facile. La communauté d’intérêt, même lorsqu’elle est évidente pour tous ses membres, ne suffit pas à provoquer l’action commune : la logique collective n’est pas logique de l’action individuelle.

Cette différence épistémologique est fondamentale. Un groupe organisé d’individus rationnels ayant tous un intérêt commun, étant tous conscients de cet intérêt, et pouvant chacun contribuer à la réalisation de cet intérêt, ne va pas agir dans le sens de cet intérêt commun, dans la plupart des cas. Ce qui semble paradoxal ne l’est que pour les tenants d’une rationalité de groupe assimilable à une rationalité individuelle : le groupe, en tant qu’ « identité transcendante » n’agit pas dans son intérêt. L’agrégation des intérêts individuels ne conduit pas à l’action collective. Olson n’y voit rien que de très rationnel : cette inaction du groupe est le fait d’individus poursuivant chacun leur intérêt personnel.

Un producteur particulier n’a aucun intérêt à diminuer sa production, dans le but d’obtenir un prix plus élevé. Il n’a pas intérêt à assumer les coûts tout seul, mais au contraire à ce que ce soit ses rivaux qui les supportent ; mais, n’ayant aucune garantie quant à l’implication de ces derniers, le producteur n’agira pas. De la même manière, un individu n’a pas intérêt à sacrifier son temps et son argent pour soutenir un lobby afin d’obtenir une faveur publique.

L’individu adhère ainsi à un groupe exclusivement pour tirer profit de cette association. Si des intérêts purement personnels peuvent être satisfaits, et avec plus d’efficacité, par une action individuelle, ces organisations ont donc une fonction à remplir quand des intérêts individuels communs sont en jeu. C’est d’ailleurs leur fonction première, même si elles peuvent accessoirement servir des intérêts individuels particuliers, qui varient pour chacun des membres.

Un groupe vise à obtenir de toute autorité détentrice de biens collectifs (l’Etat, notamment), l’octroi de celui qui correspond à l’intérêt commun de tous les membres du groupe.

Les services d’un Etat doivent être disponibles pour tous quand ils le sont pour un : c’est le cas de la justice, ou de la défense. Ces avantages fournis par l’Etat sont généralement désignés sous le nom de « biens publics ». Olson appelle donc « bien commun », « collectif » ou « public », tout bien, qui consommé par Xi dans un groupe {X1,…Xn}, ne peut pas être refusé aux autres personnes du groupe (l’éclairage public, par exemple). Ceux qui n’achètent aucun bien public ou collectif ne peuvent être exclus du partage, alors qu’ils pourraient l’être du bien non collectif, quand bien même n’auraient-ils pas participé à l’effort collectif.

Ainsi, pour un tel individu, comme pour une entreprise sur un marché concurrentiel, les efforts individuels n’auront pas d’effet notable sur la situation globale du groupe et ils pourront profiter de toute amélioration apportée par les autres, qu’ils aient ou non participé à l’effort collectif. Il n’est donc pas rationnel pour lui de supporter des coûts, qui sont certains, destinés à la réalisation d’un objectif collectif, qui elle est incertaine.

L’individu décrit par Olson, qui se soustrait aux coûts du militantisme (argent et temps, comme pour les entreprises), mais qui profite de ses gains, est l’illustration type du concept de « passager clandestin ». Les exemples en sont nombreux, de l’employé non syndiqué qui profite des augmentations de salaire obtenues par le syndicat, au contribuable qui envoie ses enfants à l’école publique mais qui ne déclare pas tous ses revenus imposables.

L’action collective efficace

Une condition essentielle pour l’efficacité d’un groupe est sa capacité à obliger (de façon plus ou moins explicite) ses membres à l’effort collectif.

La meilleure façon de faire participer les membres d’un groupe est de les y contraindre. L’Etat, « monopole de la contrainte légitime », possède cette force de coercition : il institue un impôt qui constitue une obligation pour le contribuable. On peut évoquer également le cas, plus implicite, des closed-shop : la syndicalisation y est obligatoire pour qui prétend y travailler. La force contraignante de l’adhésion au groupe syndical est issue, précisément, dans la plupart des cas, d’une législation : elle est donc garantie par les moyens coercitifs de l’Etat.

Les organisations qui n’ont pas ces moyens doivent fournir à leurs membres actifs des avantages individuels, en plus des biens collectifs qu’elles défendent. Il faut que l’effort d’un membre d’un groupe, sa participation effective à l’action, soit directement récompensé par des « incitations sélectives » (selective incentives). Celles-ci peuvent être négatives (pénalisant ceux qui refusent de participer aux coûts de l’action collective), ou positives (récompensant ceux qui agissent dans l’intérêt du groupe). Un parti politique, par exemple, ne fournit pas que des biens collectifs (lutte pour le pouvoir selon une conception donnée de l’intérêt général) mais également individuels : positions de responsabilité, positions électives, … Ces biens sont évidemment insuffisants pour le nombre d’électeurs potentiels, d’où le faible taux d’adhésion aux partis.

On pourrait objecter à ce raisonnement qu’un individu peut agir aussi en vertu d’ambitions sociales, et non pas uniquement économiques. L’existence de tels facteurs sociaux ne contredit pas l’analyse d’Olson, la renforçant plutôt car selon lui, l’estime, par exemple, est un bien individuel non collectif.

Ces facteurs permettent à Olson d’expliquer l’efficacité de certains groupes, qui parviennent à se mettre en mouvement, malgré les éventuels passagers clandestins en leur sein. Mais surtout, Olson insiste sur les différences de taille entre les groupes, qui sont également des différences de nature.

Les « petits groupes » (« groupes privilégiés »), sont à bien des égards plus favorisés en termes d’efficacité. Tout d’abord, la plupart d’entre eux peut se procurer les biens collectifs sans avoir recours à des méthodes de coercition ou à quelque encouragement étranger au bien lui-même. En effet, dans un tel groupe, un membre peut juger que son gain personnel excède le coût total d’un montant donné de ce bien. Il est prêt, pour l’obtenir, à supporter tout seul le coût total. On peut donc penser qu’on obtiendra bien le bien collectif, quand le bénéfice individuel est supérieur au coût total ; et ce, du fait d’une action égoïste et volontaire.

Les groupes « agissants » sont plus petits que les groupes « non agissants ». Aux premiers appartient le pouvoir d’action, aux seconds, le pouvoir de consultation. Les petits groupes semblent pouvoir agir avec plus de décision et mieux utiliser leurs ressources.

Enfin il faut noter qu’en général les motifs sociaux ne sont opérants que dans des groupes de faible dimension, quand les membres ont des contacts directs entre eux. Les rapports d’amitié constituent ainsi des véritables motivations, et le travail de chacun est constaté par tous : il est difficile de ne rien faire sans s’exposer à la réprobation morale, et il est gratifiant de voir son travail reconnu.

Le concept du passager clandestin est donc beaucoup plus pertinent dans des groupes de taille supérieure, telle qu’aucun des membres n’ait assez de poids pour influencer de façon significative le cours des événements au sein du groupe.

Le premier problème qui se pose pour un groupe de grande taille est celui des coûts d’organisation. Ils sont fonction croissante du nombre d’individus. Par ailleurs il existe une quantité minimale de coûts d’organisation, en dessous de laquelle la coordination n’est pas du tout suffisante. Par conséquent les coûts initiaux sont considérables. De ce point de vue, la contrainte paraît nécessaire pour motiver l’effort.

Ensuite, il existe différents facteurs qui interdisent aux groupes les plus grands de servir leurs propres intérêts : d’une part, plus le groupe est grand, plus le bénéfice de chaque personne qui participe est petit, moins la récompense est adéquate à l’activité déployée en faveur de la collectivité, et plus la récompense est sous-optimale. D’autre part, plus le groupe est grand, moins il est vraisemblable qu’un petit nombre de représentants gagnent assez pour supporter les charges. En d’autres termes, moindres sont les possibilités d’organisation oligopolistique.

Donc plus le groupe est grand, plus grandes sont les difficultés à se procurer le bien en quantité optimale, sans recours à la coercition ou aux incitations extérieures. Olson les nomme groupes « latents ». Il choisit l’exemple des associations de consommateurs, groupe potentiel immense, mais qui ne propose aucun avantage individuel capable de motiver l’action.

Les syndicats et les groupes de pression

A l’aide d’un modèle logique simple reposant sur le postulat de la rationalité de l’individu, et à l’appui de constatations empiriques variées, Olson a forgé une grille d’analyse qu’il applique à un certain nombre de théories « traditionnelles », un certain nombre de phénomènes sociopolitiques et les théories classiques dont elles ont fait l’objet, pour en démontrer les incohérences et les insuffisances.

Olson veut mettre en évidence le fait que les syndicats constituent des groupes latents qui s’appuient, pour assurer leurs mobilisation et pérennité, sur un système de coercition : leur action a autant pour objectif d’obtenir des moyens leur permettant d’assurer l’adhésion obligatoire, que de défendre véritablement les intérêts des syndiqués. Ceci souligne donc à la fois le rôle de la contrainte. Mais aussi le rôle de la violence, par les piquets de grève, qui sont d’un enjeu déterminant dans le rapport de force entre syndicat, « jaunes », et patronat. Le pouvoir d’un syndicat, sa capacité plus ou moins importante à obtenir des biens collectifs, s’y joue.

Olson essaie de démontrer que, contrairement à une idée très répandue, le monopole syndical de l’emploi (son contrôle des licenciements et des embauches) ne peut s’expliquer par la peur du chômage chez les travailleurs. En réalité, le syndicalisme doit son développement à des lois qui ont favorisé son pouvoir au sein de l’entreprise, lui permettant de contrôler l’accès à l’emploi pour les non syndiqués, renforçant sa capacité de coercition. Le contrôle de l’emploi des syndicats vient en définitive de leur désir de survivre plutôt que du pessimisme des travailleurs face au problème de l’embauche. C’est le syndicat en tant qu’organisation, et non le travailleur, qui a besoin du contrôle de l’emploi.

L’Etat et la lutte des classes

Les théories développées par Olson lui permettent par ailleurs de jauger le concept de bien collectif au regard de l’action de l’Etat.

Certains biens sont de nature telle que si un l’obtient, tous l’obtiennent, ils ne sont donc pas adaptés à la mécanique du marché, selon laquelle chacun doit payer sa part. De ce point de vue, un certain nombre de services étatiques restreignent la liberté, en remplaçant les décisions individuelles libres par des décisions collectives arrachées par la force.

Cependant, si l’Etat décide de monter une entreprise publique pour fabriquer un produit, il n’est pas certain que cela se traduise par une atteinte à la liberté économique. Les consommateurs ne sont pas moins libres quand ils achètent dans le secteur public que dans le secteur privé. Quand le gouvernement fournit des biens et services collectifs, il restreint donc la liberté économique, mais quand il produit des biens non collectifs, il n’y touche pas. Ce sont donc les activités traditionnelles de l’Etat qui restreignent le plus la liberté économique, puisqu’il faut les financer par les impôts, qui sont des atteintes à la liberté de dépenser.

De ce point de vue, les conservateurs, qui réclament plus de défense de la part de l’Etat, restreignent donc la liberté économique aussi bien que les socialistes.

Olson veut démontrer que c’est la fourniture de biens collectifs et non la nature privée ou publique des institutions dispensatrices de tels biens qui détermine l’atteinte à la liberté économique. Un syndicat, dont le but est de fournir un bien collectif, est coercitif, lorsqu’il survit.

Olson emploie par ailleurs le concept de groupe latent pour remettre en cause la théorie marxiste de l’Etat. Selon Marx, l’Etat est l’instrument de domination d’une classe par l’autre. Au stade capitaliste de l’Histoire, l’Etat est le « Comité exécutif de la bourgeoisie ». L’histoire sociale est celle de la lutte des classes, groupes organisés d’intérêts humains, qui sont définis en fonction de leur relation avec la propriété des moyens de production, qui déterminent des intérêts communs au sein des classes.

Mais les faits démontrent que les conflits de classe ne sont pas universels : on peut en conclure que finalement, l’individu se soucie peu de ses intérêts de classe. La rationalité de l’individu marxiste est irréaliste.

En réalité, cette absence de conflits de classes est précisément due à comportement rationnel. Le bourgeois rationnel ne se mobilise pas pour obtenir des biens de la part de l’Etat : celui-ci le soutient de toute façon et ce n’est pas son action individuelle qui pèsera de façon décisive sur le cours des choses. Donc le bourgeois ignore ses intérêts de classe et agit dans son intérêt personnel. Le prolétaire est aussi rationnel : comme le bourgeois, il profite des victoires du mouvement, qu’il y participe ou non. Ainsi on peut dire que l’action de classe marxiste a tous les caractères du grand groupe latent.

L’absence de révolution, selon Olson, prouve qu’il n’y a pas, au niveau individuel, d’incitation économique à la lutte de classes. La théorie de Marx n’est pas incohérente du fait de l’irrationalité des acteurs, mais plutôt du fait de leur rationalité. Ce n’est pas, comme le prétend Marx, en raison de leur rationalité que les individus agissent pour leur classe, mais c’est au contraire en raison de leur rationalité qu’ils n’agissent pas ainsi. Le marxisme, fondé sur un comportement rationnel et utilitaire, apparaît, de fait, inconsistant. L’explication par l’irrationalité des agents, par des facteurs émotionnels, semble ainsi plus cohérente pour rendre compte des « actions de classe » effectivement constatées.

Un livre de synthèse : Mancur Olson (préf. Raymond Boudon), 1978, Logique de l’action collective, PUF, 199 p. Une partie de la littérature sociologique admet que les groupes comme les personnes sont dotés de volonté, de conscience et cherchent à promouvoir leurs intérêts, entrent en conflit, ont des stratégies bien définies. Selon Oison, c’est se rendre la vie trop facile que de supposer la logique de l’action collective réductible à la logique de l’action individuelle. La proposition impertinente qu’il cherche à promouvoir est qu’un groupe inorganisé de personnes ayant un intérêt commun, conscientes de cet intérêt et ayant des moyens de le réaliser ne fera, dans des conditions générales, rien pour le promouvoir. La communauté d’intérêt ne suffit pas à provoquer, contrairement à ce qu’affirme Marx, l’action commune permettant de promouvoir l’intérêt de tous. En dehors de ses possibilités d’application et de l’interprétation nouvelle qu’elle offre de nombreux phénomènes sociaux et politiques (syndicats, partis politiques, groupes de pression…), la théorie d’Oison ouvre une voie à la réinterprétation d’auteurs classiques comme Rousseau, Marx et Durkheim.


Bibliographie sélective

Mancur Olson (préf. Raymond Boudon), 1978, Logique de l’action collective, PUF.

Mancur Olson, 1982, Rise and Decline of Nation, Yale University Press.

Mancur Olson, 2000, Power and Prosperity: Outgrowing Communist and Capitalist Dictatorships, Oxford University Press.

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2 réflexions sur “Mancur Olson, le penseur décoiffant de la lutte des classes

  1. J’en apprends toujours des choses chez toi : ) C’est un domaine que je connais mal et comme ce sont de longs articles, je lis souvent en 2-3 x, mais je rejoins pas mal de points, intéressant! Comme par que « La communauté d’intérêt, même lorsqu’elle est évidente pour tous ses membres, ne suffit pas à provoquer l’action commune » en effet! et c’est flagrant. L’intérêt individuel va l’emporter sur l’intérêt commun!

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