Rock of Ages


J’ai vu récemment Rock Forever (Rock of Ages en VO), une comédie musicale d’un genre un peu particulier.

Très clairement, si jamais Twisted Sister, Mötley Crüe et Jouney n’évoquent rien pour vous, passez votre chemin. Si jamais le hair-metal, le glam et le hard FM des années 80 ne suscitent chez vous aucune forme de nostalgie, passez là encore votre chemin. Car il s’agit ici d’une oeuvre au pitch parfaitement cucul, au service d’une bande son fabuleuse, interprétée par les deux tourtereaux de l’histoire Julianne Hough (quels cheveux !!) et Diego Gonzales Boneta, mais aussi par les vieux de la vieille d’Hollywood Alec Baldin, Catherine Zeta-Jones et Tom Cruise.

Rock Forever raconte l’histoire d’une jeune fille venue de sa campagne, au fin fond de l’Oklahoma, se frotter au monde étrange de LA à la sauce 1987. A une époque où le hard rock à la sauce US déferlait sur les ondes, porté par des chevelus adeptes du lycra tels que Ratt, Dokken, Cinderella, Mötley Crüe, Twisted Sister, Skid Row, Def Leppard, et tant d’autres. Avec peut-être une mention spéciale pour le groupe qui apparaît de nulle part en 1987 et qui connaîtra un rapide succès jusqu’aux années 1993-94, Guns n’Roses.

Cette jeune fille au prénom prédestiné, Sherrie, fafit très rapidement la rencontre de Drew, barman au Bourbon Club, boîte de Sunset bd dans laquelle se produit le gratin du glam et du hard. Drew est aussi chanteur à ses heures, et rêve de percer à Hollywood. Sherrie, elle, est une fan de hard FM qui vient surtout chercher l’amour. Les deux tourtereaux étaient faits pour se rencontrer et ne mettent pas longtemps à conclure.

Comme dans toute bonne comédie musicale, ensuite ils se déchirent, se retrouvent, se détestent et puis s’aiment.

Voilà pour le scénario, qu’on peut sans forcer rédiger sur un texto.

Dans un registre au final assez proche du jeu vidéo Brütal Legend, Rock Forever ne vit que par la grâce de la nostalgie. Dans Brütal vous incarnez un Jack Black descendant directement du Dieu du métal, et appelant à coup de riffs dévastateurs les anges Ozzy, Lemmy et les autres, pour trucider ces enc… ces enf… ces petites b… enfin bref, les tenants du hair metal, menés par l’infecte Lionwhyte. Dans Rock Forever, en revanche, les glammers sont au coeur de l’histoire d’amourette digne de la bibliothèque rose.

Rock Forever pratique l’auto-dérision, le kitch à outrance, et c’est cela qui le rend si sympathique.

Il en devient même enthousiasmant lorsqu’apparait Stacee Jaxx, réincarnation manifeste d’Axl Rose, interprété par un Tom Cruise absolument parfait. De sympathique et agréable aux oreilles, le film en devient carrément jouissif. Son dialogue avec Alec Baldwin, qui incarne le patron du Bourbon, est d’anthologie. Ses performances scéniques (oui, il danse et chante lui-même, comme tous les autres acteurs du film) sont mémorables de jouissance et de décadence (notamment lorsqu’il joue Pour Some Sugar on Me de Def Leppard).

Ajoutez à cela trois rôles féminins réussis (Julianne Hough, bien meilleure actrice et chanteuse que son alter ego masculin ; Catherine Zeta-Jones, toujours belle à pleurer et poussant la chorégraphie en chantant du Twisted Sister ; et Malin Akerman, proprement volcanique) et tous les ingrédients sont bien présents pour un parfait moment de détente. Qui ferait presque poindre une larme à l’oeil du vieux nostalgique de cette époque que je suis. Ce n’est ni Spinal Tap, ni Wayne’s World, mais c’est une autre itération autour d’un thème qui nous plaît tant.

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Shy Love


Shy Love (né le 27 novembre1978) aussi connue sous le nom de Shy Luv, est une actrice porno américaine de parents mi-siciliens, mi-portoricains. Elle évolue dans l’industrie pornographique américaine depuis 2003, la même année qu’elle se fait mettre des implants mammaires.

Shy Love est né à Wiesbaden, en Allemagne, alors que son père, faisant partie de l’armée de terre des États-Unis d’Amérique, était en mission dans ce pays. A l’âge de 7 ans, avec ses parents et ses 5 frères et soeurs, elle retourne aux États-Unis pour s’installer à New Haven, une ville de l’État du Connecticut. Elle termine l’enseignement secondaire à l’âge de 16 ans (au lieu de 18 normalement), ce qui lui permet d’enchaîner par un « bachelor’s degree » puis un « master’s degree » en Comptabilité.Elle est « Expert-comptable« .

Le 11 mai 2006, alors qu’elle participe à l’émission populaire le « Howard Stern Show », Shy Love confie son intention de se convertir au Judaïsme pour le restant de sa vie. Elle précise également qu’elle a été mariée, et qu’elle souhaite avoir des enfants dans un futur proche.Elle est désormais célibataire.

Dans la vidéo de présentation précédant son apparition dans le film « Anal Pounding », elle déclare avoir fréquenté le college enFloride et avoir obtenu deux « master’s degree ». Shy Love est surtout connu pour son goût démesuré pour la sodomie, environ 75% de ses apparitions contiennent une Sodomie.

Au tout début de l’année 2008, Shy change de look. Elle se coupe les cheveux à mi-longueur.

Elle détient des parts dans un nightclub situé à Colorado Springs : le 13 Pure, qui a ouvert ses portes en janvier 2008.

Shy a une très légère malocclusion dentaire qui affecte sa façon de s’exprimer.

Elle a tourné tellement de films qu’il est bien difficile d’établir une préférence. J’ai un petit faible pour Anal POV SlutsBusty Beauties 10Cum Swappers 1Doc MaCockI Banged Your Sister In The ButtMyne GamesNeighbor Affair 4.

Et pour finir en beauté, une petite vidéo.


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Shy Love – Rock Hard #2 – Scene 2 brought to you by PornHub

Sasha Grey et l’alt-porn


L’alt porn, appelée aussi alt-pornaltpornalternaporn ou simplement alt, est une sous-culture qui relie la pornographie et les différents mouvements alternatifs comme le gothiquepunkrave.

L’Alt porn est apparue aux États-Unis dans les années 1990, elle est conçue sur un plan esthétique particulière car les modèles ont souvent des modifications corporelles comme des piercings ou des tatouages. Les films ou les photos peuvent être softcore (en) ou hardcore. Le mouvement Alt porn prend son essor avec la venue de sites Web comme GothicSluts.com et Raverporn.net (renommé plus tardEroticBPM.com). Parmi les icônes de l’alt-porn, on trouve le célèbre site SuicideGirls, des actrices telles que Tera WrayKimberly Kane, Belladonna ou Charlotte Stokely, déjà évoquée ici.

Je voudrais ici mentionner Sasha Grey, l’une des plus récentes alt-porn girl. Elle nait le 14 mars 1988 à SacramentoCalifornie, États-Unis où elle grandit au sein d’une famille américaine défavorisée. Alors qu’elle est encore très jeune, ses parents divorcent. Sa mère se remarie en 2000, année des 12 ans de Sasha.

Sasha Grey suit tout d’abord des cours d’art dramatique pour faire du théâtre, avant de s’installer à Los Angeles pour devenir actrice pornographique. La première scène qu’elle tourne est un gang-bang avec l’acteur Rocco Siffredi dans le film The Fashionistas 2.

Elle reconnait être bisexuelle et avoir pour modèle Belladonna, avec qui elle tourne dans Fetish Fanatic #4 et dans The Awakening of Sasha Grey réalisé par Belladonna. Elle tourne des films gonzo, pratiquant le sado-masochisme et la sodomie. Elle a aussi tourné beaucoup de scènes fétichistes (menottée, ayant un rapport sexuel dans des toilettes, etc.). Elle est célèbre pour ses performances lors des scènes de fellation et de gorge profonde, qui lui ont valu le AVN Award « Best Oral Sex Scene » (« meilleure fellation ») en 2008, pour le film Babysitters.

En 2008, elle est l’héroïne de Sasha Grey’s Anatomy, une parodie pornographique de la série américaine Grey’s Anatomy. Sasha Grey pose pour la marque American Apparel.

Selon « Penthouse Pet » du mois de juillet en 2007, elle a tourné 130 films en 2 ans. Elle fait partie de la jeune génération avec Pink Pussy et Paige Taylor. La légende dit qu’à 18 ans et deux jours, Sasha Grey a poussé la porte des studios pour se lancer dans le porno.

Comme les Inrocks l’écrivent :

Cette fille, avec ce corps presque fragile, blanc, ses yeux dramatiques, répondrait parfaitement au dessein de Ballard. Des gang bangs brutaux (allez voir ne serait-ce que l’extrait de Gang Bang volume 5, sorti en DVD chez Red Light et que YouPorn met à disposition sous l’intitulé “Sasha Grey Extreme Gang Bang”), quelques scènes surréalistes (dont une dans The Awakening of Sasha Grey, restée dans les annales, avec un type déguisé en ours en peluche, tout ça pour les productions féministes Belladonna, avec lesquelles elle se sent en affinité). Quelques scènes lesbiennes déterminées, pas mal de trucs interraciaux (I Like Black Cocks), pas mal de SM (Fetish Fanatic # 4, Sex Slaves 2, Nylon 5…), une parodie X de Seinfeld, des tonnes de séquences sans queue ni tête aussi, bref le tout-venant de l’industrie pornographique du moment, entre formatage gonzo et délire punk riot grrrl, mais chaque fois dépassé par l’extrême violence (passion, hystérie, fièvre : remplacez par ce que vous voudrez) dont elle fait preuve. Eclaboussante de beauté, en plus de cela.

En 2009, elle est à l’affiche de 3 films traditionnels non-pornographiques, dont The Girlfriend Experience de Steven Soderbergh. Vous pouvez également voir une interview dans laquelle elle parle d’eating sperm ici.

Tatiana Kush


Voici bien longtemps que je ne suis pas sorti du champ du blogging classique, pour m’aventurer en terres plus arides et un brin polissonnes. La dernière fois, c’était il y a plus d’un an, lorsque j’évoquais la charmante Charlotte Stokely, blonde à damner un zombie eunuque.

Je renoue donc à présent avec une tradition trop longtemps oubliée, et voudrais évoquer avec vous une autre pornstar, qui, du haut de son mètre cinquante-cinq, connait un important succès depuis deux ans : Tatiana Kush, ou encore Tatiana Kushvnev, ou Tatiana Kushnev.

Native de l’Oregon, le 20 mai 1986, Tatiana s’est lancée dans la carrière artistique qu’on lui connaît depuis 2007, aux environs de 21 ans, donc. Pesant cinquante kilos, elle est dotée d’un tatouage tribal sur la fesse gauche. Elle a, à ce jour, tourné dans environ 67 films, couvrant tout le champ des styles du X, sans dominante particulière.

Je citerai ici quelques scènes de la belle :

Mike John’s Peep Show 2 : excellente scène avec Sean Michaels, qui n’est pas un jeune premier et qui pourrait être son père. Tatiana sourit tout le long de ce parcours physique pourtant éprouvant.

Nightmare on Black Street 2 : apeurée par un groupe de blacks, une scène collective menée de main de maître.

No Cum Dodging Allowed 9 : idem, pour faire simple, excepté qu’on est en mix races.

Shorty’s Mac’in Your Daughter 1 : scène sympa avec le célèbre Shorty Mac.

– Tom Byron’s POV Cocksuckers 8 : excellente scène de Point of View.

– Horny Hairy Girls 32 : très belle scène, là aussi, avec Rodney.

Manaconda 5 : belle scène orale.

Elastic Assholes 7 : belle scène, là encore, avec Mr. Marcus et Sean Michaels, et malgré l’absence de poésie du titre.

Et pour finir, quelques liens de photos ici :

Tatiana Kush – Set #1
Tatiana Kush – Set #2

Et la page Freeones.

Ne le dis à personne


film2Long-métrage français. Genre : Thriller
Durée : 2h05 min Année de production : 2006

Réalisé par Guillaume Canet
Avec François Cluzet, André Dussollier, Marie-Josée Croze. D’après le roman Tell No One de Harlan Coben

Ce film a été lauréat de quatre César en 2007 : meilleur réalisateur, meilleur acteur (François Cluzet), meilleur montage et meilleure musique. Rien que ça.

Voyons un peu le synopsis : Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu.

Huit ans ont passé. Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image ? Le visage d’une femme au milieu d’une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot ?

J’avais particulièrement apprécié Mon Idole, le premier film de Guillaume Canet. Sorte de tragi-comédie déjantée et décadente, avec en particulier un extraordinaire François Berléand en sexy bunny.

Préparez-vous, dans ce second film, à être scotchés à votre fauteuil. Si, lorsqu’il commence, rien ne laisse entrevoir un tel choc, c’est parce que tout est calme et paisible. Un groupe d’amis partage une soirée, il règne une ambiance chaleureuse et détendue, la musique nous envoûte et nous berce, il y a de l’amour dans l’air… on y est presque. Alex aime Margot, Margot aime Alex, et le bonheur est palpable.

A l’issu d’une baignade nocturne et romantique, c’est le drame. Margot est assassinée sauvagement. Pourquoi ? comment ? Nous n’en savons rien. Un saut dans le temps nous expédie huit ans plus tard, avec les mêmes questions sans réponses. Des questions que se pose toujours Alex qui ne supporte pas de vivre sans Margot, et vit en apnée depuis la mort de sa chère et tendre. Et puis, alors que le huitième anniversaire de sa disparition approche, Alex reçoit un mail étrange…

A partir de cet instant, prenez une grande respiration, car cette intrigue va devenir votre propre enquête !

Les images se bousculent dans un labyrinthe de soupçons. La musique de Matthieu Chedid nous entraîne dans une course à la vérité sombre et envoûtante. Nous sentons que nous sommes en train de nous enfoncer dans un tourbillon glauque et sanglant digne des plus grands films noirs ! L’atmosphère est pesante, et on y croit, on s’accroche à ce personnage qui est guidé par cet amour plus fort que tout.

François Cluzet nous donne à voir certainement son plus grand rôle, plein d’émotions sans jamais tomber dans le larmoyant. Le film nous offre un homme bouleversé mais animé par un sentiment profond d’amour. Mais ici, pas de romantisme à l’eau de rose, juste une motivation profonde. Il y croit, et il court, il court poussé par cette guitare baryton, qui résonne en nous, et nous met sous tension.

On retiendra bien sûr cette traversée du périphérique dans laquelle se lance Alex.

Les fans du bouquin ne retrouveront pas tous les détails, ils seront transportés de New-York à Paris, avec une histoire un peu chamboulée, un puzzle mélangé, mais qui fonctionne parfaitement ! Les pièces ont retrouvé leur nouvelle place, guidées par un réalisateur qui a bel et bien fait ses preuves. Plus qu’une adaptation, c’est une atmosphère que Guillaume Canet nous offre ici. Ce thriller nous entraîne, nous submerge, et nous plait parce qu’il nous heurte et nous choque. Un excellent film.

German Pussy


Le buzz de la semaine, c’est le clip de Rammstein immédiatement censuré, German Pussy, sorte d’hommage aux pornos allemands des années 80. Le hic, c’est que musicalement c’est tout juste moyen, Rammstein a fait beaucoup mieux dans le passé, du temps bien évidemment de Sehnsucht, mais aussi et plus récemment du temps de Mutter ou Reise Reise. Il reste que ce morceau, légèrement provocant, sur fond de drapeau teuton, a tout pour plaire au buzz médiatique, qui n’en demandait pas tant. A voir, jusqu’au bout, et à la condition d’avoir 18 ans.

Le clip est visible à cette adresse.

Le Chat à neuf queues


Le Chat à neuf queues est un giallo de Dario Argento.

En rentrant chez lui, un aveugle, Franco Arno, accompagné de sa petite nièce, entend la conversation de deux hommes dans une voiture. Peu de temps après, dans le centre de recherche en génétique qui se trouve près de chez lui, un cambriolage a lieu. Puis un des savants trouve la mort en tombant sous un train. Carlo Giordani, journaliste, reçoit la visite de Franco Arno. Celui-ci lui demande d’appeler le photographe qui a pris la photo de la tragédie du train afin qu’il l’examine plus attentivement. Le photographe découvre avec stupeur que le savant a été poussé volontairement. Il se fait étrangler au même moment par le mystérieux tueur. Le journaliste et l’aveugle décident de mener leur propre enquête, une enquête complexe, un chat à neuf queues, avec neuf pistes possibles à examiner…

Deuxième film de Dario Argento, le Chat à neuf queues (ce titre énigmatique est expliqué dans le film) est un excellent giallo sorti en salles en 1971. Il met en scène l’enquête journalistico-policière à laquelle se livrent le journaliste Carlo Giordani et un aveugle, interprété par Karl Malden. Suite au cambriolage d’un laboratoire où rien n’a été volé, les deux héros tentent de découvrir l’identité d’un tueur en série. Qui peut bien être l’auteur des crimes commis ?

Tous les protagonistes semblent être reliés par une chose, la nature des travaux menés par ces chercheurs au sein du laboratoire : ils travaillaient sur le gène X.Y.Y. qui, selon eux, se retrouveraient chez les personnes enclines à la violence et à la criminalité.

Dario Argento se fait fort de brouiller d’innombrables fois toutes les pistes, de telle sorte qu’il est bien difficile de se faire une idée de l’identité du tueur, ou de la tueuse. Ce qui est d’autant plus angoissant que la caméra subjective nous invite à nous mettre dans la peau de celui-ci à de nombreuses reprises. Le tout réhaussé par la musique impressionnante d’Ennio Morricone, bien sûr.

Par conséquent, le Chat à neuf queues est, comme l’instrument de torture que les pirates utilisaient jadis, un thriller tortueux et maléfique, génial et stimulant. Un « petit » film dans la carrière d’Argento, mais qui équivaut au summum de tant d’autres réalisateurs.