Ludwig von Mises, la Mentalité anticapitaliste (1956)


BookCoverPreview.do_Mises, la Mentalité anticapitaliste, 1956.

Ludwig von Mises, dans ce bref essai, rédigé en pleine Guerre Froide et alors que les partis communistes et travaillistes étaient au plus haut partout, constate un paradoxe évident : alors que les pays occidentaux prospèrent de plus en plus grâce au capitalisme, de nombreuses personnes, notamment des intellectuels, le haïssent ; de telle sorte que le mot même de « capitaliste » est une insulte dans la plupart des pays. Mises entend donc démonter un à un les arguments des anticapitalistes, et même analyser les ressorts de la pensée anticapitaliste. Son propos est cinglant, sans concession, et l’œuvre de vulgarisation à laquelle il se livre est d’une grande efficacité.

En premier lieu, Mises donne l’une des définitions les plus efficaces et limpides du capitalisme. Six idées simples permettent de le caractériser :

  • L’œuvre fondamentale du capitalisme, c’est la « déprolétarisation » de l’homme ordinaire, qui est progressivement sorti de la misère pour devenir bourgeois.
  • Cette déprolétarisation est universelle : il s’agit d’une ascension de la multitude. Et elle est irréversible.
  • Elle est basée sur l’avènement du consommateur souverain ; par une sorte de plébiscite de tous les jours, pour paraphraser Renan, le consommateur détermine qui sera riche et qui ne le sera pas ; le consommateur donne sa confiance, mais peut aussi la retirer immédiatement
  • Il est bien clair que l’accumulation des biens matériels ne rend pas en tant que telle les individus heureux ; dès que nos désirs sont satisfaits, d’autres apparaissent. La nature humaine est ainsi faite. Mais c’est précisément ce penchant même qui est vertueux : cet appétit, ce désir constant d’améliorer son sort, engendre l’amélioration économique.
  • Si l’humanité a accru son bien-être, c’est parce que l’accumulation du capital a été supérieure à la croissance de la population.
  • Enfin, il ressort de tout cela que le capitalisme est l’exact contraire de la société de statut. Alors que la richesse d’un aristocrate n’est pas issue du marché, ne peut être remise en cause par le peuple, et que la place de ce dernier est fixée à tout jamais, la richesse du capitaliste, elle, est due au peuple, et elle s’évapore instantanément si un autre individu lui apporte mieux ou moins cher ; n’importe qui peut défier à tout moment n’importe quel millionnaire.

La diabolisation du capitalisme trouve son fondement dans la frustration. Or, celle-ci est décuplée dans un régime capitaliste. En effet, alors que dans une société de caste, l’individu en bas de l’échelle n’y peut rien, car sa position n’est pas due à ce qu’il fait mais à ce qu’il est, et plus encore à là où il est né, dans une société capitaliste au contraire, sa situation ne dépend que de lui. Le capitalisme traite chacun selon sa contribution au bien-être de ses semblables. Et on trouvera toujours quelqu’un qui a mieux réussi que soi, ce qui est difficile à admettre. Par facilité, on peut avoir envie de trouver des boucs émissaires qui masquent cette réalité. Or en régime capitaliste, l’inégalité est visible (qu’il s’agisse de capacités physiques ou intellectuelles, de volonté, de réalisations…), et il faut apprendre à vivre avec.

Quatre acteurs au moins, selon Mises, refusent d’admettre cette frustration :

  • les intellectuels d’abord, qui exècrent les riches.
  • les cadres, qui ne comprennent pas qu’ils ne soient pas toujours mieux payés que les ouvriers. Ils refusent de voir que bien souvent leur travail est routinier et sans valeur ajoutée, du moins sans plus de valeur ajoutée qu’un travailleur manuel.
  • la jeunesse dorée des beaux quartiers, qui, venant de milieux aisés, méprise l’argent. C’est pourtant cet argent, gagné par leurs parents, qui les entretient et leur permet d’être des socialistes de salon.
  • les artistes, par exemple ceux de Broadway et d’Hollywood, qui refusent d’admettre d’une part que produire et se produire dans un spectacle n’est pas d’une nature économique différente de produire des brosses à dents, et d’autre part qu’ils peuvent très bien être au zénith un jour et plus rien le lendemain ; ils s’accrochent au communisme pour se prémunir contre ce risque.

Mises tord ensuite le cou à trois sophismes. En premier lieu, dit-il, on considère que l’amélioration matérielle est le fruit du « progrès technique ». Or ce concept flou n’explique rien. Comme s’il y avait une sorte de mantra, une pensée magique, qui attribuerait de manière automatique l’amélioration du bien-être matériel à la technologie. Comme le rappelle Mises, au contraire, aucune amélioration technique ne peut exister si le capital nécessaire n’a pas été préalablement accumulé par l’épargne. Et c’est la propriété privée de moyens de production qui permet cette accumulation.

Ensuite, ce même progrès ne provient pas non plus de l’amélioration de la « productivité » du travail. C’est confondre la cause et les conséquences d’un phénomène. Ce sont, au contraire, les épargnants et les entrepreneurs qui, en accumulant du capital productif, et en en accumulant plus que l’accroissement de la population, sont à l’origine réelle de l’accroissement de la productivité marginale du travail et de la baisse continue du prix des produits que nous achetons.

Enfin, Mises rappelle que personne n’est pauvre parce que d’autres sont riches. Les richesses du riche ne sont la cause de la pauvreté de personne. La richesse de certains ne vient que de leur capacité à satisfaire, et à mieux satisfaire que les autres, les besoins des individus.

La littérature est un vecteur majeur de la pensée anticapitaliste. Si, dans une société capitaliste, l’individu est libre, sa liberté de création n’entraine pas nécessairement richesse. Pour qui veut s’enrichir par son écriture, il faut tenir compte de l’appréciation des consommateurs. Mais est-ce vraiment spécifique au capitalisme, ou même pire qu’auparavant ?

Pendant les temps précapitalistes, écrire est certes un art, mais qui ne rapporte rien. C’est précisément la création, progressive, au Moyen Age, d’un marché des produits littéraires qui constitue une composante essentielle d’émancipation face à la royauté. De tout temps, la littérature est synonyme de dissidence.

Mises convient néanmoins tout à fait que les auteurs les plus prospères, nos Marc Lévy et Guillaume Musso d’hier comme d’aujourd’hui, sont ceux qui écrivent pour les masses, et pas nécessairement de la meilleure qualité. En effet, si le capitalisme a rendu les gens suffisamment prospères pour acheter des livres, il ne leur a pas donné le discernement pour autant.

Mises rappelle aussi que la liberté de la presse ne saurait exister que dans un régime capitaliste ; il est bien clair en effet que si l’Etat détient tous les pouvoirs, aucune critique n’est possible contre les syndicats, les partis, le gouvernement, l’Etat-providence… Or la critique, c’est l’essence même de la presse. Il évoque aussi le cas des « romans sociaux », de Zola à Olivier Adam, dans lesquels le mal est bourgeois et le bien prolétaire. Il est évidemment légitime de dépeindre la misère, et les plus grands (Dickens, Steinbeck, Hugo…) s’y sont livrés. Mais il convient de ne pas tomber dans de fausses interprétations : la misère, bien évidemment choquante, vient de l’absence de capitalisme, des vestiges précapitalistes, des politiques sabotant le capitalisme, pas du capitalisme lui-même. Il ne faut jamais oublier qu’un prolétaire, quel qu’il soit, c’est aussi un consommateur (de biens, de nourritures, de matières premières), et par conséquent le maitre acteur, pour ne pas dire le metteur en scène, du capitalisme.

Mises conclut sont opuscule en répondant à cinq objections non économiques au capitalisme.

On dit que l’argent ne fait pas le bonheur. C’est vrai. Mais si les gens travaillent, épargnent, investissent, consomment, c’est pour éliminer un malaise ressenti, et donc être plus heureux qu’auparavant. On ne saurait le nier.

Ensuite, on rabaisse souvent le capitalisme au seul matérialisme, et les intellectuels, en particulier, se disent, eux, au-dessus de ces basses considérations. Après avoir rappelé que cette posture est ambiguë, qu’elle idéalise les artistes du passé à la hauteur de l’ignorance des contemporains, Mises ajoute que le matérialisme n’est en rien l’apanage des temps capitalistes ; aucun riche, même très riche, capitaliste, ne l’est autant que les rois et les princes qui ont fait construire Versailles ou l’Escurial.

Le capitalisme n’est pas injuste ; on peut passer sa vie à rêver d’un monde imaginaire. Mieux vaut regarder le monde tel qu’il est. Et lorsqu’on se livre à cet exercice, on observe :

  • que la nature n’offre pas tout, elle n’est pas généreuse mais avare. La survie et le bien-être sont la conséquence du talent et de l’effort par lequel l’homme use de sa raison, sa seule arme.
  • les pays pauvres le sont non pas parce que les riches les exploiteraient, mais parce que leurs politiques d’expropriation, de taxation discriminatoire, de contrôle des changes, ont à la fois écarté les investissements de capitaux étrangers, et empêché l’accumulation des capitaux nationaux.
  • l’épargne est indispensable, non seulement parce qu’elle permet d’investir, mais aussi parce que les biens en capital sont toujours des biens intermédiaires et périssables. Tôt ou tard en effet, ils seront totalement usés par le processus de production. Il faut donc nécessairement consacrer une part de l’effort productif au renouvellement des biens du capital.
  • le capital n’est donc pas un don gratuit qui tombe du ciel. Il vient de la réduction prévoyante par les individus de leur consommation, donc de leur épargne, et de leur abstention de consommer celle-ci pour renouveler le capital et le développer.
  • le capitalisme est d’autant moins injuste qu’il engendre une hausse tendancielle des salaires. Laquelle ne dépend pas du tout de la productivité individuelle de chaque travailleur, indiscernable, mais de la productivité marginale du travail, autrement dit du fait que l’accumulation du capital est supérieure au taux d’accroissement de la population.

Enfin, Mises insiste sur le fait qu’adopter une constitution, rédiger une « déclaration des droits », ne suffisent pas à instaurer un régime de liberté. Il faut en plus une économie de marché, une économie capitaliste. Seule l’économie de marché nous rend libres de la manière dont on veut servir nos semblables ; seule l’économie de marché nous permet de contester les intérêts de n’importe qui ; seule l’économie de marché nous rend libre de changer de travail si on le souhaite.

Chacun de nous, parce que nous sommes tous acheteurs et consommateurs, faisons partie de la Cour suprême qui attribue à tous (et donc y compris nous-mêmes) une place donnée dans la société. La liberté en régime capitaliste, c’est donc ne pas dépendre davantage de l’arbitraire des autres que les autres ne dépendent du nôtre. L’Orient, qui a pourtant produit dans le passé tant de savants, de philosophes, d’œuvres fabuleuses, est resté depuis bien longtemps maintenant à l’écart du progrès mondial. Pourquoi ? Parce qu’il lui manque, de l’Asie au Proche-Orient, cette idée fondamentale qui est au cœur du capitalisme : l’idée de liberté de l’individu face à l’Etat.

[re-load] Balance tes paiements !


Billet initialement publié le mardi 10 août 2004 à 12:13

J’espère que vous connaissez les 39 leçons d’économie contemporaine, de Philippe Simonnot, le célèbre éditorialiste du Monde.

De son bouquin à l’intelligence fulgurante, je voudrais vous entretenir aujourd’hui de son chapitre consacré à la balance des paiements.

Ah me direz-vous, quel sujet particulièrement chiant !

Pas si sûr. C’est sur des erreurs a priori secondaires que se fondent les certitudes des imbéciles.

En gros, la balance des paiements est composée de deux parties : la balance commerciale, qui, si on lui adjoint les invisibles (brevets, etc) devient la balance des paiements courants – je dirai donc « balance courante » pour simplifier -, et d’autre part la balance des mouvements de capitaux, appelons-la si vous me le permettez « balance des capitaux ».

Première évidence : la balance des paiements est TOUJOURS EQUILIBREE. Par conséquent, parler d’excédent ou de déficit de celle-ci n’a pas de sens. Seuls les postes internes – balance courante ou balance des capitaux – peuvent être en déséquilibre, le déséquilibre de l’un se compensant par l’excédent de l’autre.

Deuxième évidence : parler de déficit commercial d’un pays n’a PAS DE SENS ; cela revient à donner une connotation péjorative à un phénomène qui ne l’est pas. D’ailleurs, ce n’est jamais un pays qui est en déficit, qui importe ou exporte, mais des entreprises, administrations, particuliers, qui achètent, vendent des marchandises, des services ou des papiers financiers.

Troisième évidence : toute vente est un achat, et tout achat une vente. Tout dépend du point de vue duquel on se place. Mieux : si je vends mon PC à Tartempion, et que celui-ci ne le règle pas instantanément, cela revient à dire qu’il l’achète à crédit. Ce qui est encore un achat. Simonnot l’explique mieux que moi :

Cela (l’achat sans monnaie) voudrait dire que je vous achète (…) à crédit. Autrement dit, cet achat se traduirait par la « vente » d’un petit bout de papier sur lequel j’aurais écrit : je vous dois tant (pour le PC). Le fait que vous acceptiez ce bout de papier en échange de votre PC implique tout simplement que vous me faites crédit. Sur ce même papier, je pourrai ajouter : et je m’engage à vous verser cette somme à telle date. Une date sur laquelle nous serions tombés d’accord l’un et l’autre.

En effet, la substitution du bout de papier, représentant une créance, à un autre bout de papier, papier-monnaie qui lui aussi est une créance, ne nous fait pas sortir de l’équilibre de la balance des paiements.

Le fait de parler de déficit ou d’excédent de la balance des paiements, ou de tel poste pris isolément, conduit à une norme de comportement implicite et fausse sur le bon taux de change d’une monnaie. Du déficit de la balance courante, les gouvernements déduisent que le taux de change de leur monnaie est surévalué. Ceci s’est produit en France durant quarante ans : certains groupes d’intérêts se manifestaient pour se plaindre qu’ils ne parvenaient pas à exporter parce que le franc était surévalué, et qu’il fallait donc le dévaluer. D’autres se plaignaient que puisque le franc était surévalué, les autres devises étaient sous-évaluées par rapport au franc, et que de ce fait les marchandises étrangères disposaient sur le sol français d’un avantage concurrentiel déloyal. Nous entendons ce même genre de discours de nos jours, avec l’euro, et sa soi-disant surévaluation par rapport au dollar.

Ces gens-là ont les moyens d’exprimer leurs jérémiades au parlement, dans les cabinets ministériels et dans la presse. Lorsque de telles campagnes étaient orchestrées contre le change du franc, se déclenchait contre celui-ci une spéculation qui venait s’ajouter à la pression excercée sur le gouvernement pour qu’il dévaluât. Mais la dévaluation ne servait à rien. Le déficit commercial persistait, et l’excédent allemand aussi, quand bien même le mark était-il surévalué.

Pourquoi ? parce que rien ne dit que le bon taux de change est celui qui permet d’équilibrer la balance courante. Il est proprement stupide de prétendre vouloir équilibrer la balance des paiements poste à poste, comme l’a rappelé notre première évidence.

A présent, il est impératif de tenir compte de deux réalités formelles :

1. les données statistiques sont diffusées dans l’ordre chronologique suivant : mouvements de marchandises, puis balance courante totale, puis bien plus tard le reste – les fameux mouvements de capitaux – qui semblent donc constituer le solde de la balance des paiements. Mais il n’en n’est rien et c’est une erreur de journalistes.

2. le hic, c’est que les mouvements de capitaux, c’est aujourd’hui, en volume, 20 à 30 fois celui des marchandises. Deuxième erreur de journalistes.

Allons plus loin : pourquoi une balance des capitaux est-elle excédentaire ? je veux dire, vraiment, pourquoi ? Et sans répondre bêtement : ben pour compenser le déficit de la balance courante, m’sieur. Si on la considère en elle-même, pourquoi est-elle excédentaire ?

C’est parce que l’épargne nationale est insuffisante. Et pourquoi est-elle insuffisante ?

Parce que le dynamisme des particuliers et des entreprises du pays concerné est tel que ceux-ci sont obligés de faire appel à des épargnants étrangers pour financer leurs projets. C’est ce qui explique, par exemple, qu’un pays en voie de développement aura obligatoirement une balance courante déficitaire – et par conséquent une balance des capitaux excédentaire.

Tout ceci s’exprime très bien de manière mathématique (ne vous affolez pas, c’est archi-simple) : j’ai d’un côté des ressources, c’est-à-dire la production sur le sol national (Y), à laquelle j’ajoute les importations de biens et services (M). D’un autre côté, j’ai des emplois : je consacre ces ressources à la consommation (C), à l’investissement (I) ou encore à l’exportation de biens et de services (X). J’obtiens donc :

Y + M = C + I + X

Sachant par ailleurs qu’Y est la somme de tous les revenus, je sais que ceux-ci seront ou bien consommés (C), ou bien épargnés (S). J’obtiens donc une seconde équation :

Y = C+ S

Si je retire C, présent dans les deux équations, j’obtiens :

X – M = S – I

Tout se résume dans cette modeste équation de rien du tout. Quel que soit le solde de ma balance courante (X – M), le solde interne de l’emploi des revenus sera le même. Autrement dit, si les exportations sont supérieures aux importations, si donc la balance courante est excédentaire, c’est que l’épargne (S) est supérieure à l’investissement. Dans le cas contraire d’un déficit de la balance courante (X inférieur à M), j’aurai obligatoirement une épargne inférieure à l’investissement.

C’est tout con en fait. Pas besoin de sortir de l’ENA pour comprendre ça.

Et on arrive pile-poil à l’erreur majeure des protectionnistes : croire qu’il n’y a pas de relation entre exportations et importations. Or, en vérité, le protectionnisme d’un pays nuit non seulement aux pays étrangers (chose qu’il vise, en principe), mais aussi à lui-même car toute action sur les importations ne peut avoir d’effet que sur les exportations, le solde restant le même… Simonnot rappelle d’ailleurs de manière incidente que le grand théoricien du protectionnisme au XIXe siècle, Friedrich List, prévoyait que les Pays-Bas et le Danemark seraient voués à stagner, sauf à fusionner avec l’Allemagne…

Par conséquent, une balance courante excédentaire, donc – si vous m’avez suivi, une balance des capitaux déficitaire – est un très mauvaise chose.

A contrario, une balance des capitaux excédentaire – c’est-à-dire courante déficitaire, c’est pas compliqué bordel – est une très bonne chose.

C’est d’autant plus vrai que, lorsqu’en France la balance commerciale est excédentaire, cela signifie que les capitaux fuient notre pays. Pourquoi agissent-ils ainsi ? parce que l’épargne est surtaxée. Les prélèvements obligatoires et le remboursement de la dette publique accaparent plus de 55% du revenu national ! Il faut donc réduire les impôts.

Mais baisser les impôts impose de réduire la dépense publique, alors l’homme de l’Etat détourne son regard, la caravane passe et les chiens continuent à aboyer…