Sasha Grey et l’alt-porn


L’alt porn, appelée aussi alt-pornaltpornalternaporn ou simplement alt, est une sous-culture qui relie la pornographie et les différents mouvements alternatifs comme le gothiquepunkrave.

L’Alt porn est apparue aux États-Unis dans les années 1990, elle est conçue sur un plan esthétique particulière car les modèles ont souvent des modifications corporelles comme des piercings ou des tatouages. Les films ou les photos peuvent être softcore (en) ou hardcore. Le mouvement Alt porn prend son essor avec la venue de sites Web comme GothicSluts.com et Raverporn.net (renommé plus tardEroticBPM.com). Parmi les icônes de l’alt-porn, on trouve le célèbre site SuicideGirls, des actrices telles que Tera WrayKimberly Kane, Belladonna ou Charlotte Stokely, déjà évoquée ici.

Je voudrais ici mentionner Sasha Grey, l’une des plus récentes alt-porn girl. Elle nait le 14 mars 1988 à SacramentoCalifornie, États-Unis où elle grandit au sein d’une famille américaine défavorisée. Alors qu’elle est encore très jeune, ses parents divorcent. Sa mère se remarie en 2000, année des 12 ans de Sasha.

Sasha Grey suit tout d’abord des cours d’art dramatique pour faire du théâtre, avant de s’installer à Los Angeles pour devenir actrice pornographique. La première scène qu’elle tourne est un gang-bang avec l’acteur Rocco Siffredi dans le film The Fashionistas 2.

Elle reconnait être bisexuelle et avoir pour modèle Belladonna, avec qui elle tourne dans Fetish Fanatic #4 et dans The Awakening of Sasha Grey réalisé par Belladonna. Elle tourne des films gonzo, pratiquant le sado-masochisme et la sodomie. Elle a aussi tourné beaucoup de scènes fétichistes (menottée, ayant un rapport sexuel dans des toilettes, etc.). Elle est célèbre pour ses performances lors des scènes de fellation et de gorge profonde, qui lui ont valu le AVN Award « Best Oral Sex Scene » (« meilleure fellation ») en 2008, pour le film Babysitters.

En 2008, elle est l’héroïne de Sasha Grey’s Anatomy, une parodie pornographique de la série américaine Grey’s Anatomy. Sasha Grey pose pour la marque American Apparel.

Selon « Penthouse Pet » du mois de juillet en 2007, elle a tourné 130 films en 2 ans. Elle fait partie de la jeune génération avec Pink Pussy et Paige Taylor. La légende dit qu’à 18 ans et deux jours, Sasha Grey a poussé la porte des studios pour se lancer dans le porno.

Comme les Inrocks l’écrivent :

Cette fille, avec ce corps presque fragile, blanc, ses yeux dramatiques, répondrait parfaitement au dessein de Ballard. Des gang bangs brutaux (allez voir ne serait-ce que l’extrait de Gang Bang volume 5, sorti en DVD chez Red Light et que YouPorn met à disposition sous l’intitulé “Sasha Grey Extreme Gang Bang”), quelques scènes surréalistes (dont une dans The Awakening of Sasha Grey, restée dans les annales, avec un type déguisé en ours en peluche, tout ça pour les productions féministes Belladonna, avec lesquelles elle se sent en affinité). Quelques scènes lesbiennes déterminées, pas mal de trucs interraciaux (I Like Black Cocks), pas mal de SM (Fetish Fanatic # 4, Sex Slaves 2, Nylon 5…), une parodie X de Seinfeld, des tonnes de séquences sans queue ni tête aussi, bref le tout-venant de l’industrie pornographique du moment, entre formatage gonzo et délire punk riot grrrl, mais chaque fois dépassé par l’extrême violence (passion, hystérie, fièvre : remplacez par ce que vous voudrez) dont elle fait preuve. Eclaboussante de beauté, en plus de cela.

En 2009, elle est à l’affiche de 3 films traditionnels non-pornographiques, dont The Girlfriend Experience de Steven Soderbergh. Vous pouvez également voir une interview dans laquelle elle parle d’eating sperm ici.

Tatiana Kush


Voici bien longtemps que je ne suis pas sorti du champ du blogging classique, pour m’aventurer en terres plus arides et un brin polissonnes. La dernière fois, c’était il y a plus d’un an, lorsque j’évoquais la charmante Charlotte Stokely, blonde à damner un zombie eunuque.

Je renoue donc à présent avec une tradition trop longtemps oubliée, et voudrais évoquer avec vous une autre pornstar, qui, du haut de son mètre cinquante-cinq, connait un important succès depuis deux ans : Tatiana Kush, ou encore Tatiana Kushvnev, ou Tatiana Kushnev.

Native de l’Oregon, le 20 mai 1986, Tatiana s’est lancée dans la carrière artistique qu’on lui connaît depuis 2007, aux environs de 21 ans, donc. Pesant cinquante kilos, elle est dotée d’un tatouage tribal sur la fesse gauche. Elle a, à ce jour, tourné dans environ 67 films, couvrant tout le champ des styles du X, sans dominante particulière.

Je citerai ici quelques scènes de la belle :

Mike John’s Peep Show 2 : excellente scène avec Sean Michaels, qui n’est pas un jeune premier et qui pourrait être son père. Tatiana sourit tout le long de ce parcours physique pourtant éprouvant.

Nightmare on Black Street 2 : apeurée par un groupe de blacks, une scène collective menée de main de maître.

No Cum Dodging Allowed 9 : idem, pour faire simple, excepté qu’on est en mix races.

Shorty’s Mac’in Your Daughter 1 : scène sympa avec le célèbre Shorty Mac.

– Tom Byron’s POV Cocksuckers 8 : excellente scène de Point of View.

– Horny Hairy Girls 32 : très belle scène, là aussi, avec Rodney.

Manaconda 5 : belle scène orale.

Elastic Assholes 7 : belle scène, là encore, avec Mr. Marcus et Sean Michaels, et malgré l’absence de poésie du titre.

Et pour finir, quelques liens de photos ici :

Tatiana Kush – Set #1
Tatiana Kush – Set #2

Et la page Freeones.

El maestro


b000f6iil201ea4Le Monde consacre un article à l’excellent Jess Franco, j’en reproduis une partie ci-dessous.

En faisant découvrir, jusqu’au 31 juillet, les films de l’Espagnol Jess Franco, la Cinémathèque française – et son programmateur, notre collaborateur Jean-François Rauger – illustre sa nouvelle vocation à ne plus être uniquement le temple d’une cinéphilie élitiste, mais à accueillir aussi des auteurs populaires ayant oeuvré dans le cinéma de genre.

Car celui que l’on découvrit en France au défunt Midi-Minuit, salle de quartier des Grands Boulevards parisiens que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, s’est spécialisé dans la série B. Jess Franco est l’orchestrateur malin (mi-bricoleur, mi-satanique) de films aux budgets étriqués dont il offrait plusieurs versions, habillées ou déshabillées, avec ou sans pilosité, différemment synchronisées, dotées ou non de scènes à libido, scénarisées au gré des interdits du pays qui l’exploitait. Il lui arriva d’utiliser des séquences tournées six ans plus tôt pour refaire un film qu’il agrémentait de nouvelles scènes (Exorcismes et messes noires devint Le Sadique de Notre-Dame), ou de sortir sous des titres différents des films dont le canevas était le même, mais dotés de scènes ou de personnages inédits ; ainsi les versions hispaniques, axées sur l’horreur, de Dracula contre Frankenstein et de La Malédiction de Frankenstein devenaient Dracula prisonnier de Frankenstein (1971) et Les Expériences érotiques de Frankenstein en sortant hors de la péninsule Ibérique, dotées d’ingrédients sexuels.

(…)

Franco eut en effet ses préférences. Il idéalisa Soledad Miranda, égérie de l’érotisation fétichiste, de la sublimation hypnotique. Puis, après la mort accidentelle de celle-ci à 26 ans, ce fut au tour de Lina Romay (de son vrai nom Rosa Maria Almirail), vouée à l’exhibitionnisme et aux pulsions incontrôlables, qui, par ailleurs, réalisa elle-même quelques pornos et se rebaptisa Lina Castel, Lulu Laverne, Gina Morgan…

Ces dames réincarnent Fu Manchu, les créatures de Tod Browning ou de Luis Buñuel, La Vénus à la fourrure de Sacher-Masoch (Venus in Furs), le Dorian Gray d’Oscar Wilde (Doriana Gray), l’Alphaville de Jean-Luc Godard (Cartes sur table), posent et s’alanguissent en Comtesse aux seins nus (1984). Jess Franco les épie dans des lieux clos, couvents, asiles ou prisons : il est adepte des WIP Films (Women in prison), comme en témoignent Femmes en cagePénitencier des femmes perversesLes Flagellées de la cellule 69

L’univers kitsch de ce Franco-là a captivé Orson Welles, qui lui confia la direction de la seconde équipe de Falstaff (1965), et Fritz Lang, qui, sortant de Necronomicon (1967), confia que c’était le premier film réellement érotique qu’il voyait.

Nul ne pourra nier la qualité de ce réalisateur, qui fait pâlir les Mario Bava et autres Joe d’Amato. Si vous avez la possibilité de vous rendre à la Cinémathèque, n’hésitez pas.

Narcisso Show


 

9044200Je viens de tomber par hasard (un vrai hasard, pour une fois) sur un site perso centralisant toutes les vidéos de la première saison de Narcisso Show, la fausse émission animée par Jacky Nercessian, Le Narcisso Show était une rubrique de l’émission Venus TV qui passait sur M6 en 1990. Une voix off disait à chaque début :

“Vous lui avez peut être écrit pour qu’il recherche une amie perdue où une passante inconnue ? Va-t-il la retrouver ? Voici, en direct du studio 109, Jean-Patrick Narcisso et son Narcisso Show”

Et c’est comme ça qu’une fille venait effectuer un striptease (parfois intégral) sur le plateau télé de cette pseudo-émission maniant l’humour au deuxième degré, ce qui tout de même est bien rare dans ce genre artistique..

Charlotte Stokely


ga_charlotteJe ne sais pas ce qu’il faut en penser, mais si j’en crois cette page MySpace, la charmante Charlotte a des goûts musicaux et cinématographiques qui d’une part m’étonnent, d’autre part me ravissent. Qu’elle en soit remerciée.

Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas, Charlotte Stokely est une actrice porno US qui connaît un grand succès en ce moment. Blonde, mince, vous pourrez la découvrir dans cette galerie Fleshbot par exemple. Elle a un rôle marrant dans White Wife Black Cock 7, par exemple. Et tourne souvent des scènes interraciales, décidément très à la mode de nos jours. Ce qui est très bien, du reste.